Tour de France 2019 : Analyse du parcours

Le Tour de France 2019 offrira un parcours plus que musclé !

Le Tour de France 2019 offrira un parcours plus que musclé !

Cette fois çà y est, c'est officiel ! Le Tour de France a dévoilé son parcours. Certains avaient pu profiter de fuites diffusées largement sur les réseaux sociaux. Encore une fois les organisateurs ont essayé de proposer des choses nouvelles pour tenter de casser un scénario trop lisse, celui de la domination des Sky. Un parcours, vous allez le voir, très ardu. 

Première semaine à fort enjeu avec en point d'orgue la Planche des Belles-Filles.

Un contre-la-montre par équipes dès la deuxième étape qui façonnera déjà le classement général et ce n'est pas fini. A celà s'ajoute des étapes difficiles comme à Epernay, vous l'aurez compris, le début sera corsé. Si l'édition 2018 a vu la montagne arriver tardivement, ce ne sera pas le cas ! Dès l'étape cinq une étape compliquée dans les Vosges, avec une arrivée à Colmar. Que dire du lendemain et cette arrivée à La Planche des Belles-Filles. Introduite en 2012, cette arrivée est devenue en peu de temps une véritable référence. Avant d'y arriver, les coureurs devront enchaîner les difficultés, dont le redoutable Col des Chevrères. Les leaders devront déjà être en forme, car le Tour peut se perdre dès l'étape six. 

Deuxième semaine entre transition musclée et Pyrénées.

Le moins que l'on puisse dire, c'est que les sprinters ne seront pas à la fête lors de ce Tour de France. En atteste cette étape huit, qui arrive à Saint-Etienne. Un véritable tobogan et 3700m de dénivelé positif. Un parcours casses-pattes qui devrait convenir aux baroudeurs, qui seront favorisés par ailleurs. Et le lendemain ne sera guère plus simple, pour arriver à Brioude. A peine le temps de souffler que se profilent les Pyrénées.

Elles seront une nouvelles fois autant décisives que redoutables. L'arrivée à Bagnères-de-Bigorre pour la première, avec Peyresourde et Hourquette d'Ancizan, ne devrait pas provoquer de décisions. Mais peut fatiguer les organismes à la veille du contre-la-montre de Pau. Un court chrono de 27km, où il ne faudra pas connaître de jour sans. Mais ceux qui ont perdu du temps pourront se rassurer. Le mythique Tourmalet se dresse devant eux. C'est la deuxième fois que le Tour arrive au sommet de ce géant. Qui pour succéder à Andy Schleck? Auparavant les coureurs escaladeront le Col du Soulor. 

La dernière étape Pyrénéenne sera moins haute mais non moins difficile. Quatre cols dont le difficile mur de Péguère, avant d'aller chercher les hauteurs de Foix via l'inédit Prat d'Albis. Après un tel enchaînement, des défaillances seront à prévoir.

Troisième semaine alpestre avec Val Thorens la veille de Paris

Si la deuxième semaine sera difficile, que dire de la troisième? Trois immenses étapes alpestres. Trois étapes très haut perchées, car les coureurs iront chercher à chaque fois la barre des 2000m d'altitude. Et de quelle manière ! La première passera par Vars (2109m), l'Izoard (2360m) et le mythique Galibier (2642m) avant de plonger vers Valloire. Fabio Aru avait perdu ses illusions de podium sur les pentes du Galibier, où Romain Bardet avait tenté de secouer Froome.

A peine fini, Tignes se profile à l'horizon. Ce sera la deuxième arrivée sur cette station (2113m). Auparavant, les coureurs devront se farcir l'Izeran, plus haut col routier d'Europe. 

La veille de l'arrivée sera un véritable feu d'artifice. 131km de folie, qui débutent par le Cormet de Roseland, avant d'enchaîner le Col de Longefoy. Que dire de l'arrivée à Val Thorens, 31km de montée ! Un col long et usant pour parachever un Tour de France difficile ! On connaîtra alors le lauréat de ce Tour 2019.

Il restera donc une arrivée à Paris, réservée à la parade et aux sprinters. Pour ces derniers, ce sera une des rares occasions de se mettre en évidence. 

Un parcours qui soulève des questions.

A l'heure ou les discours sur le dopage sont de légion, est-ce raisonnable de proposer un parcours aussi difficile. Les organisateurs ne se sont pas embarrassés de la question.

Avec deux chronos courts, c'est clairement un tour de grimpeur. Mais c'était déjà le cas l'an passé et pourtant ce sont les rouleurs qui ont été à la fête. Naïro Quintana ou Romain Bardet peuvent-ils changer la donne?

Quid des maillots annexes? Avec un parcours aussi difficile, les occasions seront rares pour les sprinters de briller. Peter Sagan peut-il garder son maillot vert? Est ce qu'un coureur qui joue le classement général peut tenter de jouer ce maillot? Ce n'est plus arrivé depuis 1995 et Laurent Jalabert (4e du général). Idem pour le maillot à pois. Avec ces arrivées au sommet, peut-on faire le doublé maillot jaune/maillot à pois? Carlos Sastre en 2008 et Christopher Froome en 2015 l'ont réussi.

Crédit photo : La flamme rouge

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