[Débrief du mardi] : La marche était trop haute pour l'équipe de France !

Triste fin pour Yannick Noah à la tête de l'Équipe de France de Coupe Davis [Crédit : Philippe Huguen / AFP]

Triste fin pour Yannick Noah à la tête de l'Équipe de France de Coupe Davis [Crédit : Philippe Huguen / AFP]

Une dernière finale perdue et maintenant ?

C'est fini ! La Coupe Davis et son format historique ne sont plus. La « Coupe du Monde » de tennis sera remplacée en 2019 par un nouveau format encore assez flou. Et pour encore plus d'incompréhension générale, l'ATP a décidé de s'y mettre aussi en organisant une ATP Cup en début de saison (première édition prévue en 2020).

Cette dernière édition de la Coupe Davis ancien format a donc été remportée logiquement par la Croatie à Lille face à la France, 3-1. Les Croates gagnent seulement la deuxième Coupe Davis de leur histoire. L'Équipe de France n'a pas réussi à créer un miracle et sort balayée de la finale. En n'ayant pas réussi à remporter le moindre set sur les simples disputés, la France du tennis montre son visage actuel, rempli de doute.

Une période de changement et de flou commence pour le tennis français. Après 3 ans, Noah laisse sa place à Mauresmo à la tête de l'Équipe de France. L'ancienne entraîneuse de Murray sera la première femme capitaine de la France en Coupe Davis. Autre événement de cette fin de week-end, la « fausse » annonce de retraite de Lucas Pouille. Alors qu'en plein milieu de la nuit de dimanche à lundi, Pouille annonce sur son Instagram la fin de sa carrière, il revient très vite sur ses propos en évoquant un piratage de son compte. Réel hack ou hésitation dans l'esprit du joueur ? En tout cas Pouille est à l'image du tennis français, sans certitude sur demain.

On arrive à une période où la France n'a plus aucun joueur dans le top 20 mondial. Même si nous sommes bien représentés dans le top 100 (9 pensionnaires), c'est une période creuse. La relève tarde à arriver et quand on voit les jeunes joueurs au top du classement comme Zverev, Coric, Kachanov ou Tsitsipas, il manque un Français. Le meilleur espoir actuel se nomme Ugo Humbert, 20 ans, actuel 84e mondial, son meilleur classement. Il est encore très loin du top 20, mais quand on voit des progressions comme celles de De Minaur ou Tiafoe, on peut espérer une bonne année 2019 pour lui. On peut aussi penser à certains joueurs qui se révèlent plus tard, vers 25 ans, à l'image de Marco Cecchinato, demi-finaliste à Roland-Garros cette année.

La France devra être patiente, mais l'avenir, à long terme, n'est pas si noir.

 

Le stade Toulousain continue d'enchanter. 

Cela fait plusieurs semaines qu'on se pose la même question : Le Stade Toulousain est-il de retour ? Et à cela les spécialistes répondent : il est trop tôt. Sauf que le temps passe et que Toulouse continue sa marche en avant. Une victoire 13-15 face à la Section Paloise, en difficulté ces derniers temps. Quatrième victoire de rang en championnat et sixième toutes compétitions confondues. Cela les place 2e derrière Clermont. Encore en course à la qualification en Coupe d'Europe, les hommes d'Ugo Mola jouent sur tous les tableaux.  Dans la Champions Cup, ils se sont permis le luxe de s'offrir le scalp du Leinster, champion d'Europe. La recette du succès ? Un retour aux fondamentaux pour ce club qui a longtemps fourni de grands nom du rugby français. Après des années d’errances (et de recrutement plus que douteux), on refait confiance aux jeunes. Et quel pari gagnant, puisque le Stade dispose d'une jeune génération dorée, emmenée par Romain Ntamack (19 ans). Pas moins de 18 joueurs de moins de 25 ans, pari osé dans un sport ou la maturité est plus tardive que dans le football. La rédemption est également venu à travers du jeu ! Car ils jouent bien aux rugby cette année, à base de jeu à la main. Qui enchante les travers d'Ernest Wallon... et donne le tournis aux adversaires. 

Bien entendu la route est encore longue jusqu'au retour au sommet, avec pas moins de 20 matchs de top 14 (hors phases finales). Mais, un temps rentré dans le rang, il faudra compter sur le Stade Toulousain cette saison et dans les années à venir. Une réussite qui devrait poser question bien au delà de l'Occitanie. Nul doute que le XV de France ferait bien de s'inspirer de cela. Mais c'est encore un autre débat.

[Crédit : AFP]

Baptiste Létang avec Etienne Goursaud

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