[Debrief du mardi] : Libération pour les rugbymans, inquiétude pour les footballeurs et Zverev parmi les grands

Gaël Fickou a été impérial samedi soir. [Crédit photo : L'Equipe]

Gaël Fickou a été impérial samedi soir. [Crédit photo : L'Equipe]

Ils l'ont fait ! Après cinq défaites consécutives, parfois très frustrantes comme la dernière face à l'Afrique du Sud, les Français ont vaincu le signe indien. En triomphant des Argentins 28-13, les hommes de Jacques Brunel ont remis la marche en avant. Et fait preuve de beaucoup de caractère. Car la sinistrose aurait pu rapidement s'inviter au stade Pierre Mauroy. En effet, en encaissant un essai d'entrée de jeu, les Français auraient pu voir le poids de mois de doutes leur retomber dessus. Mais pas du tout. Portés par un Fickou exceptionnel, où encore un Guirado en mode capitaine courage, les Bleus ne se sont pas découragés. Et leur salut est passé par le jeu ! Secteur en amélioration depuis un an. 

Alors quelle analyse en tirer ? Tout comme il ne fallait pas tirer à boulets rouges sur les Bleus, après le match face à l'Afrique du Sud, il ne faut pas non plus s'emballer sur cette victoire. L'Argentine est en reconstruction et traverse également une période difficile. Mais c'est une équipe qui avait toujours posé des problèmes à nos Bleus. Avoir pu s'en défaire est, incontestablement, le signe qu'un déclic s'est opéré ! Une victoire face au Fidji et on pourra déjà parler de tournée correcte ! Et c'est déjà tellement positif. 

Les footballeurs tombent de leur nuage.

En revanche, les footballeurs ont fait naufrage vendredi face aux Pays-Bas. Une défaite, conjuguée au nul arraché en Allemagne par ces derniers et la France est éjectée du final-four. Exit les rêves d'une qualification directe à l'Euro 2020, alors qu'ils étaient en position idéale avant le déplacement en Hollande.

En réalité, cette défaite est logique. Elle vient sanctionner une équipe de France en difficulté à l'automne. On récapitule. Un nul heureux en Allemagne, une victoire poussive face aux Pays-Bas, un nul à l'arrachée face aux Islandais et une victoire à domicile face à la Manschaft, après une première mi-temps ratée. Jusque-là, les Bleus avaient toujours réussi à s'en sortir (la fameuse "chatte à Dédé"). Cela ne pouvait pas durer. Cette défaite est un formidable avertissement, il montre que rien n'est acquis, même en étant champion du monde. Il ne faut pas verser dans l'alarmisme. Ce n'est qu'une défaite, un match raté. Il y en a eu d'autres sous l'ère Deschamps, dont la 2e mi-temps en mars, face à la Colombie, qui constituait jusque-là la dernière défaite des Bleus. L'important, cela va être la capacité des hommes de Didier Deschamps à réagir. Ce qu'ils ont toujours su faire pour le moment... et tanpis s'il faut passer par les traditionnels éliminatoires de l'Euro pour se qualifier. L'essentiel est ailleurs.

L'avènement d'Alexander Zverev.

On attendait la reconquête de Novak Djokovic ou encore le retour gagnant de Roger Federer. Que nenni ! Ils ont été balayés par la tornade Alexander Zverev. On ne va pas se mentir, on n'attendait pas le jeune Allemand à ce niveau. S'il a déjà gagné trois Master 1000, Zverev était jusque-là à la peine dans un majeur. Mais il a été totalement impeccable tout au long de la semaine, ne concédant aucun set pour s'adjuger le plus beau titre de sa carrière. Novak Djokovic aura été impuissant dans cette finale. Est-ce (enfin) l'avènement de la jeunesse ? Après Khachanov à Paris, les jeunes ont encore une fois damné le pion aux trentenaires. Depuis la finale du Queen's, les trois défaites du Serbe ont été face à des joueurs de 22 ans ou moins (Source : Jeu, set et Maths). 

La page dédiée aux statistiques dans le tennis révèle quelque chose d’intéressant. Si on fait le comparatif de Zverev, par rapport à l'actuel Big Four au même âge, on constate que l'Allemand est tout à fait dans les temps de passage. Seul Rafael Nadal et Novak Djokovic affichaient une précocité supérieure (lire ici). Après des années à la chercher, a-t-on enfin trouvé la relève ? Peut-être, mais Zverev va devoir débloquer rapidement son compteur en Grand-Chelem. Des tournois qui semblent être un frein psychologique pour l'Allemand. Affaire à suivre...

Etienne Goursaud

[Crédit : Daily Express]

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