EHF EURO 2018 : Evènement majeur en France

Ode à l'Euro

JOUR J, on y est, enfin ! L’événement « Handballissime » débute ce soir à Nancy avec un match d’ouverture tonitruant : France – Russie. Les championnes du monde contre les championnes olympiques, un remake de la finale des JO de Rio de 2016 mais surtout une affiche de rêve pour lancer cet Euro. Les seize meilleures équipes européennes sont fin prêtes pour relever le défi dans un contexte très dense. La Norvège, les Pays-Bas, la Russie et même la Suède seront des équipes redoutables. Portées par leur public, les Bleues, avec une défense de fer, seront également bien armées, pour décrocher ce titre européen qui manque à leur palmarès. Il n’y aura pas de matchs faciles dès ce tour préliminaire. La Russie, la Slovénie et le Monténégro se présenteront sur la route des Françaises avec l'envie de faire chuter les championnes du monde en titre. Et puis, le succès populaire de l’Euro s’annonce exceptionnel dans les différents sites de l’Hexagone (à Brest, Nantes, Paris, Nancy et Montbéliard). La fièvre du handball féminin gagne la France. La magie ne retombera qu’après le 16 décembre, jour de la finale.

 

C'est une compétition exigeante

Camille Ayglon-Saurina veut profiter pleinement de cet Euro en France ! [Crédit FFH]

Camille Ayglon-Saurina veut profiter pleinement de cet Euro en France ! [Crédit FFH]

Joueuse cadre, Camille Ayglon-Saurina aborde cet Euro avec beaucoup d’envie et de détermination. Depuis 2007, la joueuse a pris goût aux compétitions internationales et cumule plus de 250 sélections avec l'équipe de France. Après une aventure de deux ans en Roumanie, la handballeuse a retrouvé cette saison le championnat français avec Nantes surtout pour l’équilibre de sa famille. Avec la perspective d’un Euro à domicile, elle était convaincue que c’était le bon timing pour revenir. En plus de ses qualités défensives, l'arrière droite de 33 ans apportera aussi au groupe son expérience des grands rendez-vous.

Comment vous sentez-vous à l’approche du début de l'Euro ? « Je ne ressens pas beaucoup de stress mais mon expérience me permet de gérer cela. Je suis calme même si je suis un peu excitée à l’approche de l’événement, avec l’envie de bien se préparer. Je suis heureuse que cela commence. Du fait que l’Euro se passe en France, on en a plus parlé mais cela me semblait lointain. Depuis quelques mois cela a pris un coup d’accélérateur, on s’est retrouvées deux fois avec l’équipe de France. Cela paraissait loin et proche à la fois. Et puis maintenant, on y est ! »

Vous avez déjà connu une compétition internationale en France en 2007 (Championnat du Monde), qu’est-ce que ce contexte a de différent ? « C’est très important. En 2007, je n’avais pas forcément pris la mesure de cela mais je n’avais pas non plus le recul nécessaire. Jouer devant des salles combles, devant sa famille, ses proches et partager les émotions avec eux, c’est génial. Après, jouer en France ne met pas forcément plus de pression que si la compétition se déroulait dans un autre pays. »

Cet Euro s’annonce très relevé. Vous affrontez dès le premier match la Russie, qui fait partie des favoris, est-ce qu’il y a un droit à l’erreur ? « Il peut y avoir un joker sur l’ensemble des deux premiers tours. Tout dépend de ce qui se passe dans les autres groupes. Si on bat la Russie d’entrée, cela nous mettra dans une bonne dynamique mais il ne faudra pas trop savourer cette victoire et préparer les autres matchs. Si on perd, il faudra être capable de se remobiliser puis de se stabiliser. C’est de toute façon une compétition exigeante qui montre aussi le très bon niveau du handball féminin européen. »

Quel est votre place au sein de l’équipe et avez-vous l’impression d’avoir un rôle à assumer auprès des plus jeunes joueuses ? « J’ai surtout un rôle défensif au sein de l’équipe. Après en attaque, je compte apporter mon savoir-faire. Il y a dans l’équipe de très jeunes joueuses et des filles avec qui j’ai commencé ma carrière internationale. Avec ces filles, nous essayons d’apporter toute notre expérience et de la stabilité à l’équipe. Dans cette compétition, je vais conseiller aux plus jeunes de ne pas voir trop loin, de ne pas aller trop vite et de ne pas se mettre trop la pression. »

Propos recueillis par Hélène Morisseau

Le programme des Bleues (tour préliminaire) :

  • France – Russie, le jeudi 29 novembre à 21 h.
  • Slovénie – France, le dimanche 2 décembre à 15 h.
  • France – Monténégro, le mardi 4 décembre à 21 h.

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