[Interclubs] : La fulgurante progression de l'US Talence Athlétisme (Première partie)

L'US Talence a su fédérer ses athlètes autour d'un projet. [Crédit photo : US Talence]

L'US Talence a su fédérer ses athlètes autour d'un projet. [Crédit photo : US Talence]

C'est l'histoire d'une succès-story ! Celles que le sport aime tant narrer. L'US Talence athlétisme vit un véritable conte de féés. Moribond à la fin des années 2000, le club girondin vit une véritable résurrection. Dans ce premier volet de la rubrique consacrée aux clubs d'athlétisme, on s'est intéressé à ce club qui est devenu une des places-fortes de l'athlétisme français. Le président Claude Delage a longuement parlé de son club.

Crée en 1976, indépendant depuis 2001 des hauts et des bas puis la reprise.

L'US Talence voit le jour en 1976. "C'était alors un club omnisports et l'athlétisme était alors qu'une simple section" confie Claude Delage, ancien coureur par ailleurs. Une unité qui va durer 25 ans. Puis vient la scission en 2001. L'US Talence prend alors son "indépendance". Petite anecdote, le désormais célèbre Décastar de Talence, où Kévin Mayer a battu le record du monde du décathlon, a été créé par des adhérents de l'UST. Le club a connu des hauts, en étant monté jusqu'en N1C, mais des (très) bas. Quand Claude Delage et son équipe dirigeante reprennent la structure en 2008, Talence n'est plus que le 16e club girondin : "On faisait 29 000 points au interclubs et il n'y avait plus que 110 licenciés" se souvient le président. 

Pas effrayés par l'ampleur du chantier, toute l'équipe s'est rapidement mise au travail. C'est alors le début de la folle remontée. "On s'est fixé des objectifs pluriannuels, avec de véritables objectifs. On s'est fixé des caps sur chaque olympiade. On s'est posé les bonnes questions. Est-ce qu'on restait un club formateur, où on visait plus ? On s'est rapidement fixé sur la seconde option" analyse Claude Delage. "Avec l'université, le CREPS où encore nos infrastructures, on disposait de certains atouts" ajoute-t-il. Dès lors d'année en année, les succès s'enchaînent.

Vers les sommets et ambition pour les Interclubs en 2019.

En effet, chaque année, Talence voit son nombre de licenciés grimper d'environ cent personnes. Jusqu'à atteindre les 1200 actuellement. Grace également à l'ouverture d'une section locale à Gradignan, au sud de Talence : "Une ville de 25000 habitants où il n'y avait absolument pas d'athlétisme, on a donc crée une véritable structure là-bas". Un bon moyen d'attirer de potentiels champions de demain, dans des zones ou, avant, un jeune enfant n'aurait pas pu pratiquer l'athlétisme. Sur le plan des Interclubs, les montées s'enchaînent... N2, N1B puis N1A en 2015 et Elite B en 2017. Une progression ininterrompue donc qui place Talence parmi les seize meilleurs clubs français. Une place à laquelle aspire à rester le club girondin. Avec un budget qui a bien augmenté, passant de 30 000 à 450 000€. Loin des sommes astronomiques. L'équivalent d'un club de R1 en football. Qui se décompose ainsi.

-Subventions publiques

-Prestations (principalement autour du sport santé) soit 1/4 du budget

-Partenariats privés et mécénat

-Licences

Cela reste un budget intéressant pour un club d'athlétisme, de quoi voir loin ? "Notre ambition est de stabiliser le club en Elite, que ce soit en A ou B. l'idéal étant d'être en A, car cela nous laisse un joker" sourit Claude Delage. Qui sait que la tâche ne sera pas facile. Car le niveau progresse d'année en année, les clubs se renforcent et il faut marquer toujours plus de points pour espérer se maintenir. Ce que confirme le président talençais : "La poule est serrée, on peut très bien monter en Elite A, comme descendre en N1A. Suffis d'une blessure ou d'une bulle et il y a tout de suite danger". 

Mais Talence peut compter sur une grande force, son esprit le jour des interclubs. "Au début, quand je suis arrivé, c'était tout triste, maintenant il faut presque leur demander de se calmer dans le bus à 3h du matin". Au-delà de cela, les athlètes se connaissent, et beaucoup s'entraînent ensemble. De quoi créer de la cohésion et se transcender le jour J. "L'an passé, on a un coureur de steeple qui se blesse au bout de 200m. Il a été au bout. C'est totalement inconscient, mais il l'a fait pour l'équipe".

Etienne Goursaud

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FEYRIT Bernard 29/11/2018 14:49

OK POUR SAMEDI 1/12... Où sur Bordeaux ?