Le bon vieux critique français

Ces derniers temps, la France a plus que prouvé qu'elle n'étais pas une nation de "losers". [Crédit photo : Eurosport]

Ces derniers temps, la France a plus que prouvé qu'elle n'étais pas une nation de "losers". [Crédit photo : Eurosport]

Ce matin on s'est levé plein d'espoir, plein d'espérances. Le soleil brillait dans les trois-quart de la France et Lucas Pouille et l'équipe de France de handball étaient en demi-finale. Deux perspectives différentes, deux forts motifs d'espoir, deux sentiments de frustration au final.

Bien sûr, Lucas Pouille n'était pas le favori contre Novak Djokovic, le Serbe n°1 mondial et invaincu en Grand-Chelem depuis Rolland-Garros. Mais on le voyait résister, accrocher, voire rééditer ses exploits des tours précédents. Au final, balayé 6-0, 6-2 6-2, il n'aura pas existé. Je me suis alors baladé sur les réseaux sociaux, zone de jugement prioritaire et populaire. J'y ai lu beaucoup de moqueries, beaucoup de critiques. "Il est nul", "De toute façon les Français, ils ne sont là que pour admirer les autres gagner". Je n'y ai pas prêté attention, à vrai dire j'étais suffisamment sonné par cette lourde et accablante défaite. 

La journée se passe, tranquillement jusqu'à 17h20, heure du début du match de nos Experts en handball. Une demi-finale de mondial face au Danemark. Une nouvelle désillusion. Dépassés tactiquement et en défense, les Bleus ont subi la loi des Danois (38-30). Une nouvelle fois, petit tour sur les réseaux sociaux : "Ouais ils sont nuls", "Notre sélectionneur, il ne sait rien faire", "Il faut tout changer". Impossible de laisser passer cela. 

La critique est un art typiquement français et ce soir cela s'est plus que jamais vu. Alors il convient de rafraîchir la mémoire à beaucoup de pseudos-spécialistes cachés derrière leur clavier, dont bon nombre ont pour seule activité physique que d'aller du canapé à la télécommande pour allumer la fameuse télé.

La France est le seul pays au monde (oui oui) à avoir une équipe performante en handball, football, rugby (toujours dans le top 10 mondial), volley. On peut même y ajouter le hockey sur gazon. Si Didier Dinart est sans doute critiquable, il n'empêche qu'il a été champion du monde en 2017, en étant brillant tactiquement en finale face à la Norvège. Il n'empêche que Lucas Pouille vient d'entrer dans un dernier carré de Grand-Chelem, qu'il est tombé sur un monstre (comme Tsisipas la veille qui n'a guère pesé plus lourd contre Nadal). Alors relativisons ces échecs à l'heure ou les Bleus ont gagné le titre de champion du monde de football, que les France est une nation majeure en cyclisme, que Martin Fourcade fut (un peu moins cette saison) un extra-terrestre de son sport. 

Aujourd'hui, combien de pays peuvent se vanter d'avoir une polyvalence comme l'affiche le sport français ? Je vous mets au défi de trouver. Il ne doit pas y en avoir cinquante... Bonne soirée à tous ! 

Etienne Goursaud

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