Manuel Guinard : On meurt sur le terrain pour s’en sortir

Manuel Guinard espère intégrer un jour le top 100 mondial. [Crédit photo : Manuel Guinard]

Manuel Guinard espère intégrer un jour le top 100 mondial. [Crédit photo : Manuel Guinard]

Un an après son exploit à Rennes, face à Ernest Gulbis, Manuel Guinard (478e) s'est offert le scalp de Steeve Darcis (250e et monté jusqu'au 36e rang). Le Breton revient sur cette victoire, ses débuts dans le tennis et la suite de sa carrière. Mais aussi sur les difficulté que rencontre un tennisman qui joue sur le circuit secondaire, loin du tumulte du haut de l'affiche d'un Novak Djokovic. 

Vous avez commencé le tennis à quel age ? Avez-vous pratiqué d'autres sports?

J'ai commencé le tennis à l’âge de quatre ans avec ma mère et j'ai pratiqué le basket-ball pendant quelques années.

D'où et quand est venu cette passion? 

Ma mère est prof de tennis ça a donc été un chemin tracé pour moi? un peu comme une évidence.

Quel a été votre parcours ?

J’ai passé le BAC avec le CNED,  puis un diplôme de gestion des associations par correspondance, pour ensuite passer le DEJEPS mention tennis, avant de me lancer sur le circuit pro 

A partir de quand avez-vous compris que vous aviez un talent spécial par rapport aux autres de votre génération ?

Je ne l’ai pas vraiment compris, j’ai juste travaillé dur pour essayer d’y arriver. Le déclic s'est fait lorsque j’ai intégré l'académie française de tennis ou j’y ai passé 5 ans. A partir de là, j’ai pensé que je pouvais faire quelque chose dans le monde du tennis. 
Ensuite, avec mon entraîneur actuel, Sebastien Villette et le travail que l’on fait, je me rends compte que je peux effectivement faire quelque chose dans le monde du tennis en tant que joueur pro.  

A quel âge vous êtes arrivé sur le circuit professionnel ?

J’ai commencé il y a 3 ans et demis vraiment le circuit 

Comment on fait pour vivre de son sport sur le circuit secondaire ?

On ne vit pas, on investit beaucoup d’argent pour essayer d’en vivre aisément, donc on cherche des sponsors et ensuite on meurt sur le terrain pour s’en sortir.

Quel est l'ambiance sur le circuit professionnel ?

L’ambiance peut être très bonne comme mauvaise, il faut savoir s’entourer des bonnes personnes. Certains joueurs sont capables de coup bas, pour y arriver. Personnellement, je pense qu’il y a de la place pour tout le monde, il faut juste savoir être le meilleur. Il n’y a pas besoin de coup bas, si tu es fort et que tu fais tout ce qu’il faut pour y arriver, il n’y a pas de raisons.

A 23 ans, vous connaissez un début d'année 2019 solide, avec une grosse victoire face à Steeve Darcis. Une surprise pour vous ?

Ce n'est pas vraiment une surprise, sans avoir la grosse tête. J’avais déjà battu quelque noms avant lui, donc ce n'est pas une surprise. Mais c'est une grande et belle victoire oui mais pas une surprise.  

L'an passé, vous aviez battu Gulbis, également sur un tournoi breton, jouer à domicile, est-ce un facteur de motivation supplémentaire ?  

C’est un facteur motivant en effet, cela a un effet de boost sur moi. Je me sert du public qui me rend la pareille. C’est toujours un plaisir de jouer devant mon public et surtout défendre mes couleurs : j'adore ça ! 

Ces victoires sont-elles des victoires références dans votre carrière ? Voire un déclic ?

Ce n'est pas un déclic, mais clairement oui, ce sont des victoire références, qui m’encourage fortement à continuer et à travailler plus dur, pour avoir des victoires encore plus belles dans le futur.

Une entrée dans les 200 mondiaux est-elle envisageable ?

Je pense que oui;

Sur le plus long terme, quelles sont vos ambitions ?

Intégrer le top 100

Votre rêve ultime en tant que tennisman ?

Jouer les grands chelems, sur des grands courts, contre des grand noms, car je joue au tennis pour jouer contre des grands joueurs.

Place maintenant à un moment plus léger, pour mieux vous connaître, au travers de petites questions.

Roger ou Rafa ?

J’admire les deux pour différentes raisons. Je trouve qu’ils sont complémentaires

Dur ou Terre Battue ?

Terre.

Open d'Australie ou Us Open ?

Us open.

Night session ou début d'après midi ?

Night session.

Pâtes bolo ou pâtes carbo ?

Carbo bien sur. 

Foot ou rugby ?

Foot mais j’admire les joueurs de rugby pour tout ce que les footeux ne font pas.

Sharapova ou Séréna ?

Sharapova.

Eté ou hiver ?
Eté.

Revers à une main ou à deux mains ?

Deux mains.

Rolland ou Coupe Davis ?

Gros dilemme là... Les deux, car défendre mes couleurs est très important pour moi, mais un grand chelem c’est un rêve donc impossible de choisir.

Pauline Dore (avec Etienne Goursaud)

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Seb61 09/03/2019 20:49

Roland avec 2 "l" aie ...