L'UBB et le LOU cartonnent, Le PSG assure en C1, Roglic pour une première : Notre Top 3 du week-end

L'UBB pulvérise le Stade Français et tient tête au LOU. [Crédit : Sud-Ouest]

L'UBB pulvérise le Stade Français et tient tête au LOU. [Crédit : Sud-Ouest]

TOP 14 : Le LOU et l'UBB, tubes de fin d'été

C’était prévisible, mais cela reste toujours surprenant. Coupe du Monde de rugby oblige, le championnat de France a démarré à la mi-août sans ses internationaux et certains clubs vont devoir attendre jusqu’à la 9e journée pour retrouver leurs cadors. C’est ainsi que tous les quatre ans, en novembre, on peut observer un classement plutôt loufoque si l’on prend pour référence celui de la fin de saison précédente. On est qu’au quatrième week-end de Top 14, fin du premier bloc) et les écarts semblent déjà conséquents. Les promus grappillent comme Bayonne, 5e avec 9 points, quelques gros chutent à l'image de Toulouse et Castres qui comptent 5 points et Clermont ou La Rochelle 8, mais ce sont surtout deux formations, loin d’être méconnues, qui en profitent. A savoir le Lyon Olympique Universitaire et l’Union Bordeaux Bègles (18 points chacun).

Deux équipes qui, sur le papier, possèdent un effectif très proche l’un de l’autre. De l’expérience avec des cadors de la Première Division française (Puricelli, Goujon, Wisniewski, Nakaitaci à Lyon ; Flanquart, Lamerat ou Connor à Bordeaux), mais également de la jeunesse montante, incarnée par les internationaux bleus Félix Lambey, Baptiste Couilloud ou Mathieu Jalibert. Un mélange, garni par les arrivées de joueurs de prestige à l’intersaison (Bastareaud et Bamba au LOU, Higginbotham et Cordero à l’UBB), qui rend pour le moment très bien. Si le club Rhodanien s’appuie sur un projet qui en est déjà à un point très élevé (deux demi-finales de Top 14 de suite), le club Girondin n’en n’est qu’à son avènement, ponctué de l’arrivée de Christophe Urios à l’intersaison. Mais cette saison pourrait ne ressembler à aucune autre pour eux.   

En plus de remporter les matchs, les deux formations épatent dans le jeu. Lyon n’a toujours pas encaissé le moindre essai et régale son public en inscrivant un grand nombre d’essais, à l’image de ce week-end contre Brive (59-3, neuf essais). On aurait pu croire qu'Urios arrivant à l’UBB, le jeu de sa nouvelle équipe serait ressemblant de celui prôné à Castres (défi physique, défense, fondamentaux). Mais l’ADN offensif des Girondins vu ces dernières saisons s’est à nouveau manifesté, notamment contre le Castres Olympique (34 à 32) ou bien sûr ce face au Stade Français (52-3). Espérons que le show se prolonge, même si le froid de l’hiver va doucement arriver, en attendant le retour du Japon des costauds. 

Débuts contrastés pour les Français en Ligue des champions de handball ! 

Toujours en quête de sa première étoile européenne et étant passé près du but lors des trois dernières campagnes, le PSG handball a lancé parfaitement son épopée version 2019-2020. Les hommes de Raul Gonzalez se sont imposé 37-29 sur le parquet de Zagreb, lors de la première journée. Les Parisiens ont fait le choix de laisser au repos Mikkel Hansen et Luka Karabatic. Au-delà de la relative maîtrise de ce match, ce qui est intéressant, c'est que Paris a pu trouver des solutions diverses. Si Kim Ekdahl a marqué sept buts, ils sont quatre à avoir franchi la barre des cinq buts (Sagosen, Remili, Syprzak et Kounkoud. L'autre bonne nouvelle pour les Parisiens, c'est la défaite surprise du FC Barcelone défait à Szeged. Ces derniers seront le prochain adversaire de Paris ! Méfiance. On le rappelle Paris évolue dans l'une des deux poules "hautes". Le premier est directement qualifié en quart, tandis que les 2e à 6e sont en 8e, les deux derniers de la poule étant éliminés.

Dans l'autre poule haute, Montpellier est passé près d'un beau succès. Les champions d'Europe 2018 avaient à coeur de se racheter, après une campagne ratée la saison passée. Les hommes de Patrice Canayer recevaient les champions d'Europe du Vardar Skopje. Une défaite 31-33 après avoir longtemps tenu la dragée haute aux Macédoniens. Cependant ce premier revers à la maison complique déjà la tâche des Montpellierains, qui vont devoir se rattraper à l'extérieur, face au Meshkov Brest. Deux saisons après la finale franco-française Montpellier-Nantes, peut-on revivre ce moment historique ?

 

Le classement des Francais

Poule A                                                                                                           

Aalborg 2pts
PSG 2pts
Szeged 2pts
Flensburg 2pts
Celje 0pt
FC Barcelone 0pt
Zagreb 0pt
Elverum 0pt

 

Poule B  

Veszprem 2pts
Vardar Skopje 2pts
FC Porto 2pts
Kielce 1pt
Kiel 1pt
Montpellier 0pt
Meshkov Brest 0pt
HCM Zaporozyhe 0pt

 

Primoz Roglic entre dans l'histoire du cyclisme 

Grimper sur la plus haute d’un podium de Grand Tour est un moment inoubliable, qui fait rentrer le concerné dans un cercle fermé et d’une certaine façon dans la légende. Primoz Roglic n’a certes pas dû donner envie à énormément d’enfants de faire du vélo comme lui aime à le pratiquer. Mais il n’en reste pas moins qu’il a su gérer la course à la perfection trois semaines durant et qu’il a su donner le coup de grâce au bon moment, tout cela afin de parader en rouge lors du final à Madrid dimanche soir, synonyme de victoire finale. Le coureur de Jumbo Visma succède à Simon Yates au palmarès de la Vuelta et brise la série de deux succès consécutifs des Sud-américains sur les Grands Tours (Carapaz sur le Giro, Bernal sur le Tour). L’Europe reprend le dessus, puisque ce sont deux autres occidentaux qui l’ont entouré sur le podium final, à savoir Alejandro Valverde (Movistar, 2e à 2’16’’) et le jeune Tadej Pogacar (UAE, 3e à 2’38’’).

Les Européens ont été plus en réussite. A commencer sur le sprint, bien qu’il soit une denrée rare sur les routes ibériques. Quatre arrivées massives, deux succès pour Sam Bennett l’irlandais et deux succès pour Fabio Jakobsen le néerlandais. Les échappées ont cette année été beaucoup plus prolifiques, sacrant dix coureurs, dont le danois Jakob Fuglsang qui sauve sa saison des Grands Tours, le Belge Philippe Gilbert par deux fois, lui le coureur de Deceuninck Quick Step âgé de 37 ans, ou encore Rémi Cavagna, son coéquipier français. Et comment ne pas revenir sur l’éclosion d’une nouvelle (eh oui encore une) pépite du cyclisme mondial, le slovène Tadej Pogacar, qui a régalé de par son insouciance et sa résistance au long cours (avec trois victoires d’étapes !). Impossible non plus d’oublier Alejandro Valverde, dauphin de Roglic à bientôt quarante balais. Dans le registre des belles histoires, il faudra se souvenir que le maillot de meilleur grimpeur est revenu à un Français, Geoffrey Bouchard, inconnu au bataillon il y a encore trois semaines et qui disputait son tout premier Grand Tour. Remarquable. Le temps passe vite, la saison 2019 a pris du plomb dans l’aile et ne va pas tarder à laisser place à 2020. On est déjà pressés et le rendez-vous à Budapest (le 30 avril) pour le départ du prochain Giro est d’ores et déjà pris.

Mathéo Rondeau et Etienne GOURSAUD  

 

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