Les Bleus visent encore plus haut

Solides et solidaires, les Bleus ont passé sans accroc le premier tour de leur Euro. Crédit : [AFP]

Solides et solidaires, les Bleus ont passé sans accroc le premier tour de leur Euro. Crédit : [AFP]

Poussés par un engouement qui commence à se développer, l'équipe de France de volley a rallié hier soir les phases finales de son Euro sans difficulté. De quoi augurer d'une prochaine semaine fort intéressante. 

 

C'était il y a sept jours. La Sud de France Arena de Montpellier accueillait la rencontre d'ouverture de l'Eurovolley, première compétition internationale (de volley) disputée sur le sol français depuis 33 ans. L'affiche, France/Roumanie, n'avait certes rien de fantastique, mais la présence valait le coup. Résultat : malgré une salle aux deux tiers vides, les Bleus avaient montré qu'ils méritaient d'être supportés en surclassant leur concurrent du soir trois sets à zéro. Hier, la France a battu l'Italie, assurément un adversaire de bien meilleure facture. Or le public s'est enfin montré et a donné de la voix. Plus de 7000 spectateurs, une Marseillaise entonnée a cappella, des sifflets (il en faut bien), des applaudissements et hourra à tout-va, un vrai public quoi ! Alors, comment se fait-il que l'affluence ait été plus que doublée en l'espace d'une semaine seulement, sans que l'engouement ne se soit, à l'échelle nationale, si développé que cela ? Cette question trouve sans aucun doute sa réponse dans l'aspect sportif et ce que nous ont montré les Bleus jusqu'à présent.

Et il y a de quoi dire concernant le jeu déployé par cette équipe. Cinq victoires en autant de rencontres, des actions superbement bien construites, les hommes de Laurent Tillie sont montés en pression. La Roumanie, la Grèce et le Portugal ont trépassé en trois manches sèches sans avoir ne serait-ce qu'entrevu un soupçon de temps faible français. La suite devait être plus corsée...mais la Bulgarie a suivi le même parcours de remise en forme, 3-0 en une grosse heure. Seule la Squadra Azurra a su tenir la dragée haute aux Français. Hier soir, on a immédiatement senti que le match deviendrait quoiqu'il arrive un match référence pour la suite de la compétition. Bien rentrée dans sa partie, la France a remporté le premier set, avant de connaître son tout premier coup de mou de la compétition, en encaissant la deuxième manche. Portée par ses piliers Toniutti, Grebennikov, Lyneel ou Le Goff (étincelant hier soir), motivée par le retour de sa star Earvin Ngapeth et élevée par ses jeunes pousses Boyer, Chinenyeze et Clévenot, elle a tout simplement surclassé l'Italie dans les moments décisifs des deux derniers sets. Avec 15 points sur 15 possibles au terme de cette phase de groupes, difficile de rêver meilleur départ.

Nantes va être le théâtre de la suite du périple français, à commencer samedi à 19h30 contre la Finlande pour le compte des huitièmes de finale. Normalement, pas de soucis à se faire, mais attention tout de même au match piège. Si tout se passe bien, la route se poursuivra en quarts contre, selon toute logique, l'Italie ! On aura donc droit à un second round. Pour la suite, le tableau est beaucoup plus abstrait. On ne peut pas annoncer clairement qui se qualifiera pour le carré final, mais il ne serait pas sérieux de ne pas dire que Russes, Serbes et Polonais ont eux aussi réussi une entrée de compétition parfaite et font figure de favoris, avec les Bleus, pour la fin du tournoi. Les outsiders que sont la Slovénie, les Pays-Bas et l'Allemagne n'ont pas montré grand chose, au contraire des Belges ou des Italiens.

Pour le moment, nos Français se régalent, nous régalent et voient, loin, à l'horizon, l'AccorHotels Arena qui accueillera les deux dernières rencontres de cet Euro. Il y aura des obstacles à franchir d'ici là, mais cette équipe semble se tenir sur de bons amortisseurs et va continuer d'être poussée par un public de plus en plus chaud. Les audiences télévisuelles devraient elles aussi être au rendez-vous. Laurent Tillie aime à dire depuis le début de l'Eurovolley que chaque rencontre que disputent ses joueurs doit être considérée comme une finale. Les Bleus en ont joué cinq, remporté cinq, mais il en reste quatre et pour le moment, rien n'est officiellement ni véritablement gagné.

On n'aura de cesse de le répéter pour les jours à venir, allez les Bleus !

  Mathéo RONDEAU

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