Bilan français à mi-parcours de la Ligue des Champions

A mi-parcours de la plus prestigieuse compétition européenne, les clubs Français connaissent des fortunes diverses. Si le PSG récite son football, Lyon aurait pu faire mieux, tout comme le LOSC. Pour ces deux derniers, rien n'est joué et rien n'est perdu non plus. 

Le PSG impérial en Ligue des Champions 

Le PSG a fini par dérouler face à Bruges en Ligue des Champions

Le bilan est royal pour le moment ! Trois matchs, trois victoires, neuf buts marqués et aucun encaissé ! Oui le Paris Saint-Germain s'est remis de son traumatisme Manchester United. A mi-parcours, le club de la capitale est déjà qualifié. On retiendra surtout une équipe qui a mis une vraie fessée au Real Madrid (3-0). Sans sa star Neymar, les Parisiens se sont trouvés une homogénéité avec un milieu de terrain bien plus solide que les dernières années. Incarné par Idrissa Gueye (dont l'absence s'est d'ailleurs faîte sentir mardi), on sent une équipe plus équilibrée, plus propre également et même paradoxalement plus séduisante dans le jeu avec un chef d'orchestre qui s'appelle Angel Di Maria. L'Argentin a récité son football et a été le Parisien le plus en vue des trois matchs. Avec ses armes fatales Mbappe et Neymar, si ce PSG ne perd pas son identité, c'est une équipe qui peut faire mal. Il est trop tôt pour s'emballer. Ce n'est qu'un Réal Madrid diminué et deux équipes moins huppées. Il serait hasardeux de parler d'une éventuelle demi-finale. Il n'empêche que c'est une équipe qui fait plaisir à voir. Le match "retour" à Bernabeu face à des Madrilènes revanchards, servira de réel test aux Parisiens. Car ce démarrage rappelle celui d'il y a deux ans. Flamboyants contre le Bayern (3-0) au Parc, le PSG avait déroulé... jusqu'à l'ultime match contre ces mêmes Bavarois. Une défaite 3-1 où les Parisiens n'avaient juste pas existé. Un prémisse de l'élimination en 8e de finale... contre le Réal Madrid. Ne pas connaître un bis répétita. Mais le PSG peut se satisfaire de ce qu'il a produit jusqu'à présent... sans se reposer sur ses lauriers.

L'OL peut nourrir quelques regrets

L'OL d'Anthony Lopes sur courant alternatif en Ligue des Champions

Les Lyonnais avaient fait le coup parfait en allant s'imposer 2-0 à Leipzig. Mais, dans un invraisemblable sabordage, les hommes de Rudi Garcia ont perdu hier (2-1) contre un Benfica qui n'aura cadré que deux tirs. On ne reviendra pas davantage sur la boulette d'Anthony Lopes, tant le gardien Lyonnais a trop souvent sauvé les siens depuis des années. Des regrets comme au premier match contre le Zenith, où l'OL aura dû attendre d'être mené au score pour arracher la qualification. Dans ce groupe très homogène l'heure n'est pas non plus au catastrophisme. Quatre points pris avec une phase aller à deux déplacements. Tout est jouable. Il faudra être plus sereins, caractéristique qui manque-encore une fois- cruellement aux Lyonnais cette saison. Il faudra être plus solides également dans les moments clés et devant son public. Problème, Lyon ne s'est pas imposé à domicile en Ligue des Champions depuis sept matchs, contre deux succès à l'extérieur. Dans le jeu, l'OL est encore sous courant alternatif, capable du meilleur comme du pire. On a quand même envie de croire en une seconde qualification consécutive en 8e de finale de la Ligue des Champions. Si c'est le cas, les Lyonnais, petit à petit commenceraient à retrouver un statut européen viable. Ce qui serait déjà pas si mal.

Le LOSC encore plus

Le LOSC en panne de victoires en Ligue des Champions

Si on parle de regret pour l'OL, que dire du LOSC. Le match d'hier (1-1) contre Valence confirme ce qu'on avait déjà vu auparavant. Lille est dans le coup, séduisant et au niveau technique de la Ligue des Champions... sauf au niveau du réalisme. Des occasions franches contre l'AJAX (défaite 3-0), encore plus contre Chelsea (défaite 2-1) et hier encore contre Valence, un match qui doit être gagné tous les jours par les Lillois. Résultat un point pris en trois matchs, avec deux réceptions. C'est peu, bien trop peu pour espérer une qualification dans l'immédiat. Ce qu'on peut espérer désormais, c'est que les hommes de Christophe Galthier aient pris conscience de ce qu'il faut faire pour remporter un match. Ce défaut d'expérience peut être désormais en partie résolu ! Et il faut ce petit brin de folie pour renverser la vapeur et décrocher une victoire dès le prochain match ! Condition sinéquanone pour continuer d'espérer. Car le LOSC est bien loin d'être à la rue et (au pire) une qualification en Europa League serait une déjà bien belle récompense.

Etienne GOURSAUD

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