La présentation des quarts de finale du Mondial de rugby

La France s'attaque dimanche au Pays de Galles pour le compte des quarts de finale de la Coupe du monde de rugby. Crédit : [Getty Images]

La France s'attaque dimanche au Pays de Galles pour le compte des quarts de finale de la Coupe du monde de rugby. Crédit : [Getty Images]

Angleterre/Australie : Un grand classique

 

Le premier quart de finale va voir s’affronter les meilleurs ennemis. C’est peu de dire qu’il ne s’agira pas samedi matin de la première confrontation entre Anglais et Australiens en Coupe du Monde. Ce sera la septième fois, pour un bilan nul et trois succès de chaque côté. Remontons le temps et rappelons que les Wallabies ont notamment remporté la finale en 1991 ou éliminé les Anglais en 2015 tandis que le XV de la Rose s’était défait des Aussies lors de la finale 2003 ou en quarts (1995, 2007).

Retournons à nos moutons du Japon, et parlons sport. Depuis le début de la compétition, alors que l’Angleterre a semblé survoler ses matches de poule, ce fut plus difficile pour les Wallabies. Les hommes de Michael Cheika se sont inclinés face aux Gallois et ont tardivement pris le dessus sur les Fidjiens. Pendant que les Britanniques surclassaient Tongiens, Américains puis Argentins en faisant preuve d’un sens de la gestion assez impressionnant.

Les hommes d’Eddie Jones, ex-sélectionneur de l’Australie, partent favoris et restent d’ailleurs sur une série de six victoires consécutives contre l’Australie. Côté compos, pas de surprise du côté de la Rose, hormis la titularisation de Farrell à l’ouverture. Chez les Australiens, l’instabilité des lignes arrières risque de faire défaut, mais peut très bien être également une belle surprise.

 

Nouvelle-Zélande/Irlande : Les Verts veulent broyer du All Black

 

Au vu des rencontres de phase de poule, le duel qui nous attend samedi midi paraît déséquilibré. Or, les diables verts de Joe Schmidt ont fait vivre l’enfer par deux fois aux Néo Zélandais sur les trois dernières confrontations. Autrement dit, l’Irlande est la nation qui a posé le plus de problèmes aux All Blacks depuis 2015 et leur troisième sacre mondial il y a quatre ans. Si Schmidt a annoncé qu’il n’y avait plus « d’effet surprise » désormais, Steve Hansen continue de se méfier face aux « tenaces » Irlandais. Mais il serait peu de dire que la mission sera d’une extrême difficulté.

Comme dit précédemment, les Irlandais n’ont pas brillé durant les poules. Du moins, ils n’ont pas respecté le plan de départ qui était de terminer en tête du groupe A, et ce à cause de la défaite surprise mais logique au vu du match face aux locaux Japonais. Le point positif restera le succès contre l’Ecosse obtenu sans trembler (27-3). Les Blacks ont eux réussi à se défaire des Boks (23-13) qui représentaient une véritable menace en début de compétition, en montrant une superbe résistance défensive et une superbe rapidité d’exécution en attaque. Pour les compositions, il n’y a pas de véritable surprise. A noter les retours des précieux Brodie Retallick (Nouvelle Zélande) et Robbie Henshaw (Irlande), absents jusqu’à présent.

 

France-Pays de Galles : Comme en 2011 ?

 

Ouf ! Après bien des tracas, les Bleus sont bel et bien en quart de finale de la coupe du monde. Première partie du contrat remplie. Les Gallois se dressent sur la route des hommes de Jacques Brunel. En début de coupe du monde, on aurait pu craindre une bonne correction. Un temps premier au classement IRB, le XV du Poireau arborait de grandes certitudes, renforcées par leur probante victoire face aux Australiens (29-25 avec une première période éblouissante). Mais depuis, le jeu s'est un peu étiolé au fil de deux matchs poussifs contre l'Uruguay (35-13) et les Fidji (29-17). Un temps pressenti absent, avec ses commotions cérébrales, Dan Biggar est déclaré apte à jouer, une décision qui fait polémique (ne met-on pas la santé du joueur en danger ?).

Les Bleus, nos bleus, notre XV de France qui aime nous faire souffrir n'a pas rassuré tout au long du tournoi. Surtout lors des deux matchs contre les USA (33-9) et les Tonga (23-21).

Il est clair, que les Gallois, depuis la demi-finale de la coupe du monde 2011 (9-8 pour la France) ont pris l'ascendant sur les Français avec sept victoires sur les huit derniers matchs. Mais si on occulte le gros 27-8 sur le VI Nations 2014, les matchs ont toujours été serrés avec un écart entre 1 et 10 points. Donc on peut le dire, les Bleus ont un coup à jouer. Les Gallois n'ont pas toutes les cartes en main. Mais on ne va pas se mentir, des quatre quarts de finale, c'est celui-là le moins relevé. Incertitudes autour de la présence de Dupont et Penaud côté français. Mais ils semblent alignés sur les premières feuilles de match qu'on a pu avoir. Affaire à suivre !

 

Japon-Afrique du Sud : La revanche de 2015 ! 

 

Souvenez-vous il y a quatre ans ! Le Japon, cette nation habituées aux défaites à plus de 100 points en coupe du monde, se révélait comme une équipe capable de bien jouer au rugby. Et de gagner ! Une retentissante victoire au bout du suspense (34-32) contre l'Afrique du Sud. Si les Japonais n'avaient pas réussi à franchir les poules, le pays du soleil levant s'est découvert une équipe. Quatre ans après, les Japonais ont poursuivi leur oeuvre. Cette fois-ci il n'ont pas loupé le quart. Confirmant des progrès incessants. Malgré une entame poussive contre la Russie (30-10), ils ont réalisé un sans-faute, se payant le scalp de l'Irlande (19-12) et de l'Ecosse (28-21). Excusez du peu.

Mais l'Afrique du Sud a des armes redoutables. Au fond du trou jusqu'à l'année dernière, la nation arc-en-ciel s'est trouvé un sauveur en la présence du bien nommé Johan Erasmus. Un sélectionneur qui sait voyager et qui a redonné tout son prestige aux doubles champions du monde. Qui ont débuté leur tournoi en accrochant les Néo-Zélandais (23-13). Ce jour-là ils peuvent regretter un manque de réalisme. Ils ont ensuite déroulés. 57-3 contre la Nanibie, 49-3 contre l'Italie, 66-7 contre le Canada. Trois promenades de santé. 

Il en sera pas de même pour ce quart de finale qui est peut-être le plus alléchant sur le papier. Poussé par tout un peuple, le Japon peut-il réitérer ce fantastique exploit. On a hâte d'y être.

 

Etienne GOURSAUD et Mathéo Rondeau

 

 

 

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