[Top 3 du week-end] : La surprise Pedersen,

Mads Pedersen a créé la sensation dimanche en remportant le titre de champion du monde de cyclisme sur route, dans des conditions dantesques. Crédit : [Gallo Images]

Mads Pedersen a créé la sensation dimanche en remportant le titre de champion du monde de cyclisme sur route, dans des conditions dantesques. Crédit : [Gallo Images]

Cyclisme, Mondiaux : L’inattendu Mads Pedersen

Les courses d’un jour sont bien souvent les plus folles et les plus mouvementées. Les Mondiaux ne dérogent bien sûr pas à cette règle. Et quand il est possible de rajouter à l’enjeu d’un maillot arc-en-ciel des péripéties comme quelques trombes d’eau et des rivières de steeple à franchir, le sort ne se prive pas. Dimanche, ce sont donc 197 coureurs qui se sont élancés de Leeds vers Harrogate pour ce qui allait être l’une de leurs plus longues et éprouvantes journées passées sur un vélo. Cette dernière avait pourtant commencé sur une plutôt bonne nouvelle. Le parcours originel, long de 285 kilomètres, était raboté sur sa première partie et ne faisait plus que 261 bornes (si peu).

Après plusieurs tours de circuit dans l’écrémeuse d’Harrogate, de nombreux abandons sur chute (Gilbert) ou ras-le-bol (Valverde, D. Martin, Roglic, …), les hostilités furent lancées. Décantée par Craddock et Küng, la course passait à un stade supérieur lorsque Pedersen, Moscon et Teunissen tentaient de s’approcher du duo. A 35 kilomètres du terme, poussés par une énième attaque, de Nils Politt cette fois-ci, Mathieu Van der Poel et Matteo Trentin s’en allèrent rejoindre tout ce beau monde à l’avant. Voilà donc cinq hommes (Craddock et Teunissen n’ont pas tenu la cadence) bien partis pour une médaille.

 

Dans le peloton, bon nombre de favoris étaient piégés. Van Avermaet, Alaphilippe, Sagan ou Matthews n’avait plus grandes chances de rallier l’arrivée en tête. A l’avant, on ne rigolait pas vraiment. On aurait peut-être dû, un peu. Mathieu Van der Poel, grand favori au maillot arc-en-ciel une fois à l’abri aux avants postes, en fit les frais. A relayer trop fort et trop intensément, le néerlandais fut victime d’une terrible fringale, qui lui obligeait à renoncer à ses espoirs de titre. Ils n’étaient donc plus que quatre pour trois places sur la boîte.  

Trentin, meilleur sprinteur sur le papier, Küng, le plus à même d’anticiper le sprint, Moscon, l’équipier de Trentin à court d’énergie et Pedersen, l’inconnue de l’équation. L’italien Matteo Trentin lança l’emballage final très tardivement, une fois la rampe difficile franchie, à moins de 200 mètres de la ligne. Très puissant au premier abord, il se rassoit immédiatement et semble scotché sur la route. Mads Pedersen, bien installé dans sa roue, en profite, se décale, et lève les bras. Trentin prend l’argent, Küng le bronze. Inattendu, comme Bettiol à Oudenaarde en avril dernier, le danois Pedersen a pourtant décroché la lune et l’arc-en-ciel au nez et à la barbe de très grands coureurs. Il entre dans la légende à 23 ans et s’ajoute à la liste des jeunes pépites à suivre ces prochaines saisons.

 

Des mondiaux d'athlétisme qui posent question. 

 

[Article écrit avant la journée de ce mardi]

Dès le premier soir, le marathon féminin allait donner la tendance. 30 abandons plus tard et une vainqueur à quinze minutes de son record personnel, les mondiaux de la honte étaient bel et bien lancés. Occultons tout aspect politique d'attribution mais concentrons nous sur quelques points qui viennent gâcher ce qui aurait dû être le temps fort de ce mondial. Tout d'abord un stade complètement vide, visiblement à peine 8000 personnes au moment de la finale du 100m masculin et la chaleur qui a déjà posé plein de problèmes sur la partie hors stade. En victimes, le champion olympique Matej Toth et le champion du monde Yohann Diniz, sur le 50km marche. Deux pointures écœurés par les conditions dantesques, presque inhumaines. 

Une ambiance discutable dans le stade, indigne d'un championnat du monde, indigne d'un grand rendez-vous. Sur le plan sportif, on va retenir les grandes performances de Warholm sur le 400m haies, la fantastique course sur le 5000m masculin, qui a sacré Idris, au bout d'une fin de course folle ! Coleman et Fraser ont englouti la ligne droite. Shelly-Ann Fraser qui dépasse un certain Usain Bolt en nombre de victoires sur 100m aux mondiaux !

Et coté Français ? Guère brillant pour le moment. Dans la foulée de la déception de l'abandon de Diniz, les Bleus sont en difficulté à Doha. Alexandra Tavernier échoue dans son objectif de médaille. Globalement l'air qatari ne réussit pas ! La faute peut-être à la fédération ? Les Bleus sont arrivés tard au Qatar et n'ont pu s'acclimater aux conditions très difficiles. Si le stade est climatisé (en pleine marche du climat...) les entraînements terminaux se font bien dans la fournaise. Les organismes ont été éprouvés et n'ont pu s'adapter. Peut-être un début d'explication. Peut être que la FFA devrait enlever les oursins de ses poches.

 

Et cette fois-ci les surprises en coupe du monde de rugby.

 

On avait souligné ici le niveau du rugby mondial qui s'était resserré, sans pour autant qu'il y ai de surprises lors de la première journée du mondial. Cette fois-ci, des surprises il y en a eu. C'est d'abord l'Uruguay qui a donné le ton de la révolte des petits, en s'offrant les Fidjiens (qui avaient tout de même battus les Français il y a un an) 30-27. Ensuite c'est au tour des Japonais de vaincre les Irlandais 19-12. Une surprise oui, mais pas tant que cela. Bon, on aurait pensé les Japonais davantage capables de battre les Ecossais (match à venir). Mais le rugby japonais est en constante progression depuis son invraisemblable exploit de la coupe du monde 2015 et la victoire contre l'Afrique du Sud. Les Irlandais, quand à eux, ne sont guère brillants en coupe du monde. Les Japonais sont donc en passe d'atteindre les quart de finale pour la première fois de leur histoire et de valider ce fameux pallier franchi.

Des surprises qui incitent à la méfiance pour des Français, qui seront en piste demain matin contre les USA (9h15). Après avoir fait le beau coup contre les Argentins, ce serait dommage de se saborder contre les USA.

 

Mathéo Rondeau et Etienne Goursaud

 

 

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