Beach-Volley : Quincy Ayé répond à nos questions après la fin de la saison.

Quincy Ayé, beach-volley France
Quincy Ayé (à droite) fait le bilan de la fin de saison. [Crédit : Facebook Ayé/Gauthier-Rat]

Vous les aviez découvert il y a un peu plus d'un mois dans cet article. Quincy Ayé et Arnaud Gauthier-Rat ont bouclé leur saison à l'issue du tournoi de beach-volley de Chétumal. Un tournoi world tour quatre étoiles dont ils prennent une neuvième place plutôt intéressante, même s'ils ont frôlé les quarts de finale après leur élimination au tie-break contre la paire Tcheque Pérusic/Schweiner (16e mondiaux) 16-21, 21-19, 15-12.

Auparavant ils ont pris la 5e place du tournoi de Qinzhou (trois étoiles). De bonnes places qui leur assurent de précieux points dans la lutte à la qualification olympique. Ils finissent la saison 33e mondiaux, tout proche de la dernière place qualificative pour Tokyo. Place au repos pour les deux beach-volleyeurs. L'heure est au bilan et Quincy Ayé a accepté de faire le point dans une interview :

Quel est le bilan de vos deux derniers tournois ?

Sur le plan collectif, on a réalisé de bonnes performances qui vont compter pour la qualification olympique. Un poil de regret pour le tournoi de Chétumal, contre les Tchèques en 8e on avait la place de passer. C'était du 50-50, on a été devant au tie-break, auparavant on est dans le coup dans le second set, ça aurait vraiment pu le faire. Mais on n'a pas réussi. Cela dit cela reste très positif. 

Sur le plan individuel, j'ai bien aimé ma prestation au bloc, où j'ai su élever mon niveau de jeu. Avec Arnaud, on s'est bien trouvé, mais il reste encore des choses à améliorer

Maintenant, vous êtes régulièrement qualifiés dans les phases-finales (main-draw) des grands tournois. C'est une pression en moins que d'éviter la phase de qualif ?

On sait que tous les matchs de qualification sont des matchs a pression. Là dans le main-draw c'est différent car il y a deux matchs de phase de groupe avec un droit à l'erreur, car on peut se qualifier malgré une défaite, comme nous à Chétumal. Cela nous donne une chance qu'on n'a pas en qualification où la défaite est rédhibitoire. La préparation est différente. On espère dans le futur y être qualifiés régulièrement

On imagine que le repos va vous faire du bien ?

C'est clair, on n'a eu qu'une semaine en 2019, après le tournoi de Rome (NDLR leur meilleur résultat avec une 9e place d'un cinq étoiles). On sentait que cela devenait difficile dans la tête, même si on s'accrochait. Il nous fallait du repos, être avec la famille et les amis.

Personnellement je fais mes études à Grenoble, mais je continues à étudier même quand je suis à distance et en tournoi. C'est une vrai chance.

En revanche avec le retour en France, on a pris -25 degrés dans la facile et j'ai directement chopé un rhume. Le choc a été rude (rires).

Du coup, qu'avez vous prévu durant cette période ?

Je vais pouvoir aller voir ma famille et en profiter à fond. Arnaud doit rester à Toulouse pour rattraper les cours ratés à cause des tournois. Lui aussi a un programme adapté, mais il doit être là physiquement. Il va devoir travailler (rires).

La motivation doit être grande pour 2020 ?

C'est la saison où tout va se jouer. On va voir qui sera dans la course et qui sera sur le carreau pour la qualification aux Jeux.  On est bien revenu dans la course, mais on sait que ce sera difficile. Seuls les meilleurs se qualifieront. On voit que tout le monde était à 100% cette saison. Sur les tournois c'était la guerre à chaque matchs, avec aucune rencontre de facile. Je le ressens, tout le monde est vraiment montré d'un cran et les matchs sont disputés et excitants. 

Ou est-ce que vous devez encore progresser pour aller chatouiller davantage les meilleurs ?

Dans les matchs face aux meilleurs, sur les tie-break et autres moments clés, il faut resserrer le jeu et se mettre en mode machine. Il ne faut jamais rien lâcher, mettre la pression sur l'adversaire et surtout ne pas avoir de baisse de régime. Il faudra être capable de marquer les points dans les moments importants. C'est ce qui fera la différence. Il faut aller chercher ces points-là.

Est-ce que vous avez senti un engouement autour de vos performances ?

Avec le lancement de notre page facebook, il y a eu plein de choses positives. On voit beaucoup de gens nous encourager. Cela nous donne de la force et c'est top ! On espère qu'ils seront toujours plus nombreux à l'avenir.

Pour finir, quel sera votre programme de reprise ?

Déjà dans ces trois semaines de coupure, on a quand même un programme de muscu/cardio à base de circuit training, pour maintenir la forme. Ensuite on sera de retour à Toulouse pour s'entraîner durant 15 jours. Il y aura le 13-14 décembre un tournoi d’exhibition à Paris, dans le but de promouvoir notre sport, à l'initiative de notre fédération française de volley. Ce sera sous la forme de gagne-terrain.

Ensuite nous aurons une semaine d'entraînement avant de couper 10 jours pendant la période de Noël. Place aux choses sérieuses dans la foulée, avec un envol pour Ténérife pendant trois semaines dans un camp d'entraînement. 

Etienne GOURSAUD

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