[Top 3 du week-end] : Fed Cup, Ligue des Champions Handball et Top 14

Tennis, Fed Cup : elles ont ramené la Coupe à la maison

Fed Cup 2019
L'équipe de France a remporté ce week-end la troisième Fed Cup de son histoire, contre l'Australie. Brillant. Crédit : [Icon Sport].

Il y a des paradoxes que l’on peine à expliquer mais dont on se fout pour autant qu’on n’y trouve pas de réponse. Le dernier exemple en date est celui de l’Equipe de France de Fed Cup, auteure d’un authentique exploit en terre australienne ce week-end contre les Wallabies de la numéro une mondiale Ashleigh Barty. Récompense paradoxale pour une formation composée de cinq filles en manque total de rythme depuis de longs mois. A son arrivée à Perth, le classement mondial moyen de l’équipe menée par Julien Benneteau n’atteignait que la 66e place, avec seulement une fille dans le top 40, en l’occurrence Kristina Mladenovic (40e). Pis, les performances en Grand Chelem volaient bien bas, avec seulement deux filles au troisième tour (Garcia à Melbourne et Ferro à Flushing). Bien loin ces douze mois intenses entre juin 2016 et la victoire en double à Roland de Kiki et Caro et juin 2017 et les deux quarts en simple pour ces deux filles, en passant par les frissons de la finale de Fed Cup perdue pour un rien à Strasbourg contre les Tchèques (2-3). La France du tennis féminin avait peut-être vécu l’une de ses pires saisons, avant ce déplacement en Australie.

Et ce dernier n’avait rien d’un voyage de fin d’année, avec espaces relaxation et bien-être et buffet à volonté. Non, cela ressemblait plus à une bataille féroce dans une arène au toit rétractable, pour faire entrer la chaleur (bien entendu), avec plusieurs milliers d’Aussies venus supporter les filles d’Alicia Molik. En toute logique, les deux coaches avaient aligné leurs deux pointures en simple. Les débats devaient logiquement être équilibrés. Mladenovic commençait très fort face à Ajla Tomljanovic, tentant de mettre son adversaire le plus souvent à la faute en ne cessant pas de l’agresser par ses attaques (6-1, 6-1). Dans un style étonnamment un peu moins bourrin, la gagnante de Roland-Garros 2019 Ashleigh Barty a épuisé Caroline Garcia, cette dernière commettant bien trop de fautes directes pour pouvoir ambitionner d’aller chercher ne serait-ce qu’un set. La claque est cependant très sévère, une première lors d’un week-end final de Fed Cup (0-6, 0-6). Le lendemain, la donne a changé : à force de prendre des claques, c’est le déclic.

 

Fed Cup 2019
Kristina Mladenovic et Caroline Garcia s'écroulent de bonheur. Elles viennent de remporter le double décisif. Crédit : [EPA].

 

Menée 2-6, 3-4 balle de break par la leader du classement WTA, Kristina Mladenovic lâche les chevaux, prend le service de Barty, et égalise à une manche partout. Elle enchaîne, se procurant une balle de double break dans la troisième. Mais Barty se rebelle et revient à 4-3. C’est Kiki qui aura le dernier mot (2-6, 6-4, 7-6), mettant les siennes sur d’excellents rails. Coach Bennet’ confia alors la responsabilité du troisième point à Pauline Parmentier, cependant un poil trop fautive pour l’offrir dès la quatrième rencontre, face à Tomljanovic (6-4, 7-5).

La victoire est au bout de la raquette de la paire française, emblématique il y a 36 mois, composée de Mladenovic et Garcia. Si on nous avait dit ça il y a un an, on aurait répondu « LOL ». Mais les temps ont changé, et la magie bleue a opéré. Stosur et Barty sont rapidement mises en difficulté, Kiki et Caro déroulent. Break pour remporter le premier set, et break d’entrée de deuxième. Une première balle de match, une deuxième, et enfin une troisième, la bonne. C’est fini (6-4, 6-3), la France remporte pour la troisième fois de son histoire la Fed Cup, après 1997 et 2003.

 

Des profondeurs aux cieux en quelques semaines. De Garcia, heureuse d’être de retour en bleu à Benneteau, qui, voulant fêter le joli pied de nez de ses filles, s’est fracturé le sien. Tel est le destin de cette équipe de France. Tout est mal qui finit à peu près bien.

 

Handball, Ligue des Champions : Un but qui propulse le PSG et le MHB vers le bonheur 

Ligue des Champions de handball
Le MHB est allé décrocher un succès très important en Ukraine, à Zaporozhye (26-25). Crédit : [EHF TV].

Une semaine comme on les aime ! Deux sur deux pour les Français en Ligue des Champions. Le PSG ouvrait le bal dès mercredi. Une journée inhabituelle pour disputer un match européen, mais qui n'a pas semblé perturber les Parisiens. Ils sont aller s'imposer à Flensburg 30-29. On ne va pas s’attarder sur le résumé du match, mais c'est une victoire ô combien précieuse pour eux. Ils continuent de talonner, à mi "championnat" le FC Barcelone. La lutte pour la première place qualificative directe pour les quart promet d'être somptueuse.

Le MHB aussi s'est imposé d'un but dimanche. Face aux derniers de la poule le HCM Zaporozhye, ils ont assuré l'essentiel et reste invaincus à l'extérieur. Troisièmes de leur poule, ils sont en ballottage très favorable pour finir au moins dans les six premiers.

Poule A

LIGUE DES CHAMPION POULE A PSG

Poule B

LIGUE DES CHAMPIONS POULE B MHB

On est à mi-parcours de cette longue phase de poule de cette compétition et on peut avoir le sourire en France. Paris s'affirme comme un des grands prétendants. Avec le FC Barcelone, les Parisiens affichent le meilleur bilan des deux poules hautes. Alors certes, les Parisiens se sont inclinés comme Barcelone. Mais c'était à l'aller et une défaite dans des proportions honorables qui peuvent être rattrapées dans la phase retour à Pierre De Coubertin. Si le PSG parvient à battre Barcelone de plus de quatre buts, ils disposeraient même d'un Joker, les Barcelonais se sont inclinés contre Szeged. Cette première place qualificative pour les quarts directement serait importante pour éviter deux matchs pièges en huitième de finale. On le rappelle, le PSG court toujours après son premier titre européen.

On pouvait légitimement nourrir des interrogations sur les Montpelliérains à l'aube de débuter sa campagne européenne. Champions d'Europe 2018, l'année suivante a été bien compliquée pour les hommes de Patrice Canayer, éliminés au premier tour. Et bien on est totalement rassuré. A "mi-course", ils pointent à la troisième place. Grosse satisfaction, ils ne se sont toujours pas inclinés en déplacement (3 victoires, un nul). On peut regretter ces deux courtes défaites à domicile contre Kiel et le Vardar Skopje. Les deux équipes devant Montpellier au classement. Mais avec sept points d'avance sur le Meshkov Brest, c'est un véritable matelas sur lequel est assis Montpellier. Qui peut encore rêver de la première place. Mais pour cela, il faudra réaliser deux nouveaux exploits à Kiel et au Vardar. Ce serait immense !

 

Rugby, Top 14 : un week-end riche en enseignements

Top 14 2019
A l'image de Romain Ntamack, les internationaux ont fait leur retour en Top 14, et notamment à Toulouse. Et ça s'est vu. Crédit : [Icon Sport].

Neuvième journée de championnat, la première du « vrai » Top 14, avec internationaux et retour au premier plan. Un premier plan qu’occupe parfaitement le LOU, toujours écrasant leader, de surcroît après sa victoire contre le Stade Rochelais au Matmut Gerland (45-17). Les hommes de Pierre Mignoni possèdent cinq unités d’avance sur l’UBB, qui tente de suivre la cadence, vainqueur du SU Agen à la maison (23-0). Derrière, c’est beaucoup plus loin. Neuf points de retard pour le troisième Palois sur le dauphin. En effet, c’est la Section qui a réalisé le gros coup du week-end, en allant s’imposer lors du derby des Pyrénées Atlantiques à Bayonne (9-3) dans un match fermé de par les conditions dantesques. L’Aviron reste cependant dans la zone d’accession aux barrages. Le champion 2018 a lui éprouvé de grosses difficultés à battre le promu briviste (28-26), mais assure un succès qui lui permettra de partir sur une bonne dynamique avant la Coupe d’Europe.

De son côté, Montpellier est passé tout près de sa première victoire hors de ses bases, à Mayol. Contre un RCT un peu timoré, les joueurs de Xavier Garbajosa auraient pu bénéficier du coup de pied de la gagne sans le mauvais geste de Louis Picamoles qui a tout gâché. Les deux équipes se sont séparées sur un nul (19-19). Aussi, le champion en titre toulousain a régalé et prouvé qu’avec le retour des internationaux, il fallait le reprendre au sérieux. Et ça concerne même l’ASM, battu 34-8 et dépassé par les assauts des Ramos, Huget, Ntamack et compagnie.

Enfin, le derby francilien a sacré le Racing 92 et en l’occurrence son ailier Teddy Thomas auteur d’un triplé, aux dépends d’un Stade Français bien trop pâle malgré les apports de Gabrillagues, Sanchez ou Fickou (revers 9-25). Déjà sept points de retard pour les Stadistes sur la treizième place. Le club semble être lancé vers la Pro D2, et il va vite falloir intervenir pour dévier sa trajectoire.           

Mathéo RONDEAU et Etienne GOURSAUD

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