[Top 3 du week-end] : Finale coupe du monde, C1 de handball et beach volley !

Coupe du monde de rugby : un, deux, trois, les Springboks sont rois

Coupe du monde de rugby 2019
A l'image du talonneur Malcolm Marx, à genoux, les Boks réalisent à peine qu'ils sont champions du monde. Les Anglais, eux, sont assommés. Crédit : [Getty Images].

Le contraste est remarquable. Les joueurs du XV de la Rose, en liesse après l’exploit réalisé en demie contre la Nouvelle-Zélande, sont accablés, abattus, après leur terrible revers sept jours plus tard en finale. La neuvième Coupe du monde de rugby a offert un scénario au destin dramatique du côté britannique, magique du côté sud-africain. On savait que rien n’était fait au coup d’envoi de la grande finale à Yokohama, mais il y avait tout de même peu de chances que les Anglais sombrent et que les Sudafs brillent comme ce fut le cas. Un score sans appel, 32-12, vingt unités d’écart.

Pourtant, le premier acte est serré. Peu d’écart au tableau d’affichage, même si ce sont les joueurs de Rassie Erasmus qui dominent et possèdent le ballon. En plus d’être étouffés par les hommes en vert, les Anglais perdent très vite le droitier Kyle Sinckler. Et son remplaçant Dan Cole va souffrir le martyr. Lui et les sept copains du pack sont pénalisés à de trop nombreuses reprises en mêlée. Les Boks multiplient les franchissements, sont plus puissants, et profitent d’énormément de fautes de main anglaises. Il faut attendre la 23e pour voir les premiers temps de jeu de la Rose, et les premiers points de Farrell (3-3). Peu avant la pause, l’ouvreur des Saracens convertit une longue phase de domination dans les 22 Boks, la plus importante du match (35e, 6-6). Mais Handré Pollard lui répond avec du caractère, ajoutant six points en à peine cinq minutes (mi-temps, 12-6).

 

Dès le retour des vestiaires, les actions symboles s’enchaînent. L’Angleterre attaque mais fait face à une défense hyper agressive, qui récupère les ballons et n’a besoin que de quelques phases de jeu pour scorer (46e, 15-6). Mais avec les Anglais, il reste toujours un espoir. La mêlée, emportée toute la rencontre durant, écrase à une seule reprise le pack Springbok (52e, 15-9). Dans la foulée, Pollard est pénalisé. Farrell a l’occasion de faire revenir les siens à trois points. Son coup de pied passe à droite des perches. C’était le tir au but de la dernière chance. A un quart d’heure de la fin, toujours six unités d’écart. Le rouleau compresseur sud-africain se met alors en marche. Sur un superbe mouvement joué au millimètre près, Mapimpi conclut un des plus beaux essais du tournoi (66e, 25-12). Enfin, c’est le nouveau dieu de la foudre Cheslin Kolbe qui s’est offert un petit slalom dans les 22 anglais pour aplatir et sceller la victoire (74e, 32-12).

Coupe du monde de rugby 2019
Siya Kolisi soulève le trophée Webb-Ellis, lui et ses coéquipiers exultent. Les Boks sont triples champions du monde. Crédit : [Getty Images].

Deux essais magnifiques qui font rompre l’image d’une équipe d’Afrique du Sud seulement capable d’avancer et de marquer grâce à ses avants. Les arrières se sont montrés tout aussi décisifs samedi pour offrir à la nation arc-en-ciel son troisième titre de championne du monde. L’image symbolique de Siya Kolisi, premier capitaine noir des Boks, portant le trophée Webb-Ellis, restera dans les mémoires. Pour quatre ans au moins, l’Afrique du Sud est au palmarès du Mondial l’égal de la Nouvelle Zélande. Royal.    

 

Ligue des Champions handball : Paris tape du poing sur la table, le MHB arrache le nul.

Hansen PSG AALBORG Ligue des champions !
Mika Hansen de retour de blessure a été très important samedi soir. [Crédit : Le Parisien]

On attendait une réaction de la part du PSG handball, dominé il y a deux semaines à Barcelone. Le moins que l'on puisse dire, c'est que les Parisiens viennent d'envoyer un message fort sur la planète handball. Il y a des victoires qui marquent plus que d'autres, celle-ci en fait partie. Aalborg pouvait prétendre à réaliser un coup samedi soir à Coubertin, dans l'antre parisienne. Il n'en fut rien. Après une entame un peu timide, les Parisiens ont étouffé les Danois. 37-24. Une superbe victoire pour recoller au FC Barcelone qui s'était imposé plus tôt dans le week-end. Mika Hansen et Sander Sagosen ont fait leur retour dans l'effectif parisien. Et les deux stars ont régalé et ont prouvé à quel point ils étaient indispensables dans le jeu du club de la capitale. Un autre point positif, c'est que, malgré les 37 buts, il n'y a pas un joueur à plus de six buts. Oui c'est une récurrence chez Paris, le danger vient de partout. Autant de casses-têtes pour les adversaires des Parisiens qui sont plus que jamais dans la course à la qualification directe pour les quart de finale, en cas de première place de cette première poule haute. Une place qui pourrait se jouer contre le FC Barcelone au retour ! On a hâte ! Mais d'ici là, le PSG devra garder cet état d'esprit conquérant. Car Aalborg était loin d'être un faire-valoir. Les Danois n'avaient perdu qu'un match en C1 depuis le début de la saison ! Un vrai match référence.

Poule A

FC Barcelone 10 points
Paris SG 10 points
Szeged 9 points
Aalborg 8 points
Flensburg 7 points
Celje 2 points
Elverum 1 point
Zagreb 1 point
Gilberto Duarte MHB porto Ligue des champions
Gilberto Duarte a offert l'égalisation aux siens !

Il faut parfois savoir se contenter de ce qu'on a. Oui Montpellier n'a pas gagné, mais ce match nul à Porto (23-23), chez une équipe Portugaise en plein progrès, constitue un pas si mauvais résultat pour le MHB. Alors oui, ils peuvent nourrir quelques regrets, avec cette très belle entame de match (1-5 à un moment pour Montpellier). Mais ensuite en difficulté, c'est un match que les champions d’Europe 2018 auraient pu perdre, en atteste cette égalisation presque sur le gong, merci Gilberto Duarte, auteur du but égalisateur et meilleur joueur de ce match. Oui les esprits grincheux diront que cela reste une contre-performance. Il faut remettre les choses dans leur contexte. Montpellier restait sur une campagne européenne catastrophique, éliminé dès les poules, l'an passé malgré leur statut de champion d'Europe sortant. Les Montpelliérains évoluent en dent de scie en Lidl Starligue. Alors oui, cette campagne européenne n'est pas parfaite, mais ils se sont remis la tête à l'endroit. C'est déjà une bonne chose. Ils tiennent leur troisième place dans l'autre poule haute. A distance respectable de la première place Kiel. Mais avec une belle avance sur la 7e place (Meshkov Brest). On devrait les voir en 8e en finale. Cela dit, un bon résultat chez le dernier HCM Zaporozhye serait vu d'un très bon oeil ! 

Poule B

Kiel 11 points
Vardar Skopje 8 points
Montpellier 7 points
Kielce 7 points
Veszprem 6 points
FC Porto 6 points
Meshkov Brest 2 points
HCM Zaporozhye 1 point

Beach-Volley : une fin de saison satisfaisante pour les équipes de France

Beach Volley 2019
La paire suisse Heidrich/Gerson a remporté le tournoi 3 étoiles de Qinzhou où les Bleu(e)s ont été au rendez-vous. Crédit : [Beach Volley News].

Après presque deux mois sans compétition, les équipes de France de beach-volley ont repris les tournois et ce à Qinzhou (Sud de la région Guangxi). La ville de plus de 4M d'habitants accueillait un tournoi 3*, le dernier tournoi de ce niveau pour cette saison 2019. Le moins que l'on puisse dire, c'est que les paires numéros 1 françaises attendaient beaucoup de ce tournoi et n'ont pas déçu. Les champions de France masculin, Ayé / Gauthier-Rat (tête de série n°4), et les vices-championnes de France, Jupiter / Chamereau (tête de série n°12), visaient le 1/4 de finale voire la 1/2 finale suite à leur grosse préparation à Toulouse avec l'ensemble du staff France. Pour la deuxième fois associés, Silvestre / Loiseau visaient une qualification pour le Main-draw. C'est chose faite pour ces derniers, Silvestre / Loiseau ont du passer par un match de qualification qu'ils ont brillamment remporté contre une paire locale, Tang / Zhou mais s'inclineront en poule face à Schumann / Durant puis Wu / Ha. Directement dans le Main-draw, Ayé / Gauthier-Rat s'imposent d’abord face à Kuvinchka / Kislysyn avant de s'incliner contre le gros morceau de la poule, Samoday / Velichko (défaite 2/1).

Un succès lors du 1/16 de finale contre Schubert / Guehrer (21/17 ; 21/13) leur a permis d'affronter les voisins Suisses Metral / Haussener, en 1/8. Victoire au tie-break et dans la douleur contre cette paire qui dispute régulièrement des étapes du championnat de France. Les choses se compliquent en 1/4 où les tricolores sont tombés contre une autre paire suisse, Heidrich / Gerson (15ème mondiaux). Cette marche sera trop haute pour les Bleus qui devront s'incliner malgré la très belle résistance lors du 1er set (21/18) mais qui n'auront pas su rivaliser à l'occasion du 2ème set (21/12). Quelques heures après cette opposition, les Suisses remporteront leur 1/2 finale contre .... Samoday / Velichko (2/1, ils encaisseront seulement 2 sets en 6 matchs de tournoi) puis la finale, 2/0 contre Ermacora / Pristauz. Du côté féminin et la seule paire française en compétition suite à l'absence de la 2ème paire française féminine Richard / Placette, les bleues Jupiter / Chamereau se qualifient 1ere de la poule avec deux succès au tie-break contre Gordon / Marcelle puis contre Borger /Sude. Alors directement en 1/8 de finale, les françaises se passeront, là encore au tie-break, des espagnoles Alvarez Mendozola / Moreno Matveeva. Les chinoises Wen / Wang barreront les espoirs de 1/2 finale en s'imposant en 2 sets face aux bleues et termineront 3ème du tournoi féminin qui sera remporté par ... Borger / Sude.

Mathéo RONDEAU, Etienne GOURSAUD et Bastien DESME (100% volleyball français)

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