NBA, premier bilan après un mois de compétition

LeBron James inscrit un de ses 9 paniers face à Washington [AP Photo]

LeBron James inscrit un de ses 9 paniers face à Washington [AP Photo]

Après un peu plus d’un mois de compétition, À Travers le Sport revient pour vous sur ce début de saison de NBA. Nous nous sommes intéressés à 3 faits de ce premier mois. Un mois faste en enseignements et grandes performances, mais une saison qui s’annonce indécise jusqu’au bout. À suivre de très près donc !

Tout d’abord, on s’intéresse à un favoris au titre pour cette nouvelle saison. J’ai nommé, les Lakers de Los Angeles. Un an après l’arrivée de la superstar LeBron James, les Lakers peuvent enfin avoir de grosses ambitions. 10e de la conférence Ouest l’an dernier, les Californiens ont bien leur phase de transition. En témoignent les transferts importants de l’été. Le plus gros coup est bien sûr l’arrivée d’Anthony Davis de New Orleans en échange de Lonzo Ball, Brandon Ingram, Josh Hart et 3 futurs tours de draft. En cette année spéciale des super-duos, celui des Lakers est donc formé par LeBron et AD, et quel duo ! Sûrement un des plus équilibrés entre attaque et défense.

 

Et ça fonctionne, pour l’instant, les jaune et violet sont 1er de la conférence Ouest. À l’image de leur deux franchise players, ils sont solides en attaque et défense. Possédant la 2e défense de la ligue, ils se placent sur ce point juste derrière les Nuggets de Denver. Ça tombe bien, le choc des 2 meilleures défenses a lieu ce soir (3 h du matin). On pourrait assister à un match avec peu de points, mais un match serré et qui donnera des enseignements sur une possible future finale de conférence. Surtout performants dans le dernier ¼ temps, les joueurs de LA sont souvent injouables dans ce dernier acte. Dans leur confrontation récente avec les Pelicans de la Nouvelle-Orléans, LeBron James et ses coéquipiers ont refait un retard de 10 points à l’entrée du 4e ¼ temps (79-89) pour s’imposer finalement 114-110. Un match où les stars ont encore gonflé leurs stats (29pts de LeBron, 41 de Davis et 16 de Kuzma). Après plus d’un mois de NBA, les Lakers s’imposent comme un favoris sérieux au titre, ou du moins à un place en finale à l’Ouest.

Joel Embiid réalise un bon début de saison mais pas à la hauteur des espérances [Mavensports]

Joel Embiid réalise un bon début de saison mais pas à la hauteur des espérances [Mavensports]

Pour continuer, on va parler d’une contre-performance récente d’un joueur All-Star. Il s’agit de Joel Embiid, qui est de ses propres dires, candidat au titre de MVP cette saison. Et bien, le moins que l’on puisse dire, c’est qu’il a encore du chemin pour remporter cette distinction. S’il ne réalise pas un mauvais début de saison, il est néanmoins en deça de se dont on attend de lui. 

La semaine dernière, le 25 novembre, Embiid a proposé son pire match en carrière NBA. Contre les Raptors de Toronto et dans une revanche contre l’équipe qui les avait éliminés en play-off l’an dernier, les 76ers de Philadelphie se sont inclinés 101-96. Pas une catastrophe pour l’équipe, mais surtout pour son leader. Sans aucune motivation visible sur le terrain, le Camerounais a livré un beau 0 pointé au tableau d’affichage. 0 sur 11 au shoot en 32 minutes de jeu, pour un joueur qui était à 27,5 pts/matchs la saison dernière, ça la fout mal ! Le pivot n’avait jamais marqué moins de 5 points dans un match de NBA. Et comme un symbole, c’est face à son compatriote Pascal Siakam qu’il s’incline, lequel réalise un très beau match (25 pts) et une très bonne saison chez les Raptors (25,6pts, 8,4 rebonds, 4 passes). Dans ce match sans, Joel Embiid n’a rien pu faire face à la défense impériale de Marc Gasol.

Cette année, Embiid enchaîne les frasques. On se souvient de son altercation en plein match avec Karl-Anthony Towns suivie d’un clash avec insultes sur Instagram. Ce match à 0 point, ne serait-il pas une possibilité, pour lui, de rebondir et de vraiment s’imposer comme un potentiel MVP, et surtout, d’emmener son équipe vers de plus hauts sommets ? Pour l’instant 5e à l’Est, les Sixers ne sont pas lâchés, mais ils auront besoin de leur pivot star pour atteindre un objectif plus grand, la première place de saison régulière. Depuis la déroute, le joueur de 2,13 m s’est repris. ”Je suis désormais plus agressif en cherchant les contacts et en faisant en sorte que les joueurs fassent faute sur moi” dit-il. En effet, contre les Pacers il marqué 32 points avec un 15/15 aux lancers francs. Le plus grand nombre de lancers marqués sans en manquer un seul par un Sixers depuis Iverson en 2006. Un record, anecdotique, certes, mais sûrement un signe que l'humiliation a porté ses fruits.

Deux jeunes supporters de Warriors dépités [USA Today Sports]

Deux jeunes supporters de Warriors dépités [USA Today Sports]

Enfin, intéressons nous à une équipe en chute libre, celle des Goldens State Warriors. Finalistes lors de l’exercice 2018-2019 et 3 fois champions ces 5 dernières années, les Warriors sont actuellement dernier à l’Ouest. Avec un total de 4 victoires pour 18 défaites, l’accession aux Playoffs semble déjà compromise. Comment expliquer cela ? Et bien, c’est très simple, il faut ajouter 2 facteurs. Une inter-saison compliqué sur le plan des transferts et une forte malchance avec de nombreux blessés. Malgré la perte de Kevin Durant, Iguodala et Livingston, l’équipe récemment déménagée à San Francisco pouvait espérer une bonne saison sans pour autant viser le titre. Notamment grâce à l’arrivée de D’Angelo Russel des Nets et le retour en forme de Stephen Curry. Mais les blessures se sont accumulées en pré-saison et au cours du premier mois de compétition. Klay Thompson est absent pour toute la saison, Stephen Curry s’est blessé à la main et ne reviendra au plus tôt qu’en février. On y ajoute les petits pépins physiques qui s’enchaînent pour Russel et Green. Par la force des choses, le banc est devenu le 5 de départ. 

Que faire dans une situation pareille ? Steph Curry reste positif : “C’est une occasion pour les jeunes de se développer, mais c’est intéressant. Nous sommes toujours prisonniers du moment, donc c’est difficile de voir la situation dans son ensemble.” Pense-t-il déjà à la saison prochaine ? C’est fort probable. Même si le propriétaire de la franchise affirme que le tanking n’est pas dans l’ADN de l’équipe, nous ne sommes pas sûrs que les Warriors joueront à fond chaque match, tant la saison est mal partie. Simple année de transition ou véritable fin d’une ère ? En tout cas, une situation assez unique pour une équipe en NBA.

Nous aurions pu vous parler, en vrac, de : Giannis Antetokounmpo en lice pour être MVP, le bon début de saison de Boston malgré son intersaison, le retour gagnant de Carmelo Anthony à Portland, les changements de règles à venir en NBA, les Nets très performants même sans Irving, le début catastrophique des Spurs, les Raptors qui confirment ou encore un Luka Doncic impérial pour sa 2e saison NBA. Sûrement le mois prochain sur À Travers le Sport.

Baptiste Létang

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