A travers le rétro - le 20 mars

Tournoi des VI Nations 2010, Grand Chelem, XV de France
Il y a dix ans, jour pour jour, le XV de France remportait au Stade de France le neuvième Grand Chelem de son histoire. C'est le dernier en date... Crédit : [AFP].

Il y a...10 ans : le XV de France réalise son dernier Grand Chelem

Décidément, en ce moment, lorsque l’on parle du XV de France, c’est plutôt en bien. Le récent Tournoi, le France-Galles 2017, ... Avouons néanmoins qu’on se prend une petite claque en remarquant que le dernier Grand Chelem tricolore remonte à 2010, il y a dix ans. A l’époque, on l’attend certes, mais l’équipe menée par Marc Lièvremont est plutôt sur la bonne voie. Toujours sur le podium depuis le début de son mandat en 2008 (deux fois troisième avec six points, soit deux défaites), le XV de l’ancien international troisième ligne prend le meilleur départ en février 2010. Avec d’abord un succès étriqué à Murrayfield contre le Chardon (18-9) puis une victoire enthousiasmante contre l’Irlande à St-Denis (33-10). Comme cette année, la victoire clé intervient en plein milieu du Tournoi, sur la pelouse du Millenium Stadium, contre le Pays de Galles (26-20). Les Bleus n’y dominent pas véritablement, mais sont terriblement opportunistes.

 

Une victoire contre l’Italie plus tard (46-20), et le rêve d’un neuvième Grand Chelem semble encore un peu plus possible. Mais il faudra passer au-dessus du plus grand ennemi du rugbyman tricolore, l’Anglais. Un Anglais qui ne réalise pas un bon Tournoi, loin de là, et qui n’a plus aucune ambition en ce mois de mars, si ce n’est de remporter le Crunch. Un Crunch que la Rose domine depuis quelques années, avec en points d’orgue deux succès décrochés à la suite au Stade de France, lors de la demi-finale du Mondial français en 2007 et au milieu du Tournoi 2008. Les Bleus doivent donc, pour remporter le Grand Chelem, laver l’affront de trois défaites consécutives contre les Anglais (dernière en date, claque 10-34 à Twickenham). Mission très difficile, ce qui rend le résultat encore plus beau.

Dans un Stade de France rempli, trempé par une pluie britannique, les hommes de Thierry Dusautoir subissent d’entrée avec le seul essai de la partie, inscrit par Ben Foden. Morgan Parra enchaîne les pénalités et lui et les siens rentrent aux vestiaires en tête (12-7). Jonny Wilkinson réduit l’écart mais ça tient côté français. Les Bleus jouent à l’anglaise en fin de rencontre, ils conservent la balle, récitent en conquête. Un dernier en-avant de Mark Cueto scelle le sort du match. Les Bleus exultent, ils remportent leur neuvième Grand-Chelem. On espère fêter le dixième très prochainement. 

Ça s'est aussi passé un 20 mars

1990. En 1990, il y a trente ans, Jean-Philippe Fleurian réalise l’exploit du troisième tour du Tournoi de Key Biscane, actuel Miami. Le Français, huitième de finaliste à l’Open d’Australie et 37e mondial au meilleur de sa carrière, sort le sextuple vainqueur en Grand Chelem, l’Allemand Boris Becker. La tête de série n°2 du tournoi américain est éliminée en deux sets secs (6-7, 1-6). Jean-Philippe Fleurian sort en huitièmes de finale contre une autre étoile du tennis, pas encore entièrement dévoilée, Pete Sampras (7-5, 4-6, 1-6). 

 

2005. C’est un petit chamboulement dans le grand monde de la Formule 1. Après cinq titres consécutifs pour Michael Schumacher et Ferrari, la donne change en ce mois de mars 2005, il y a quinze ans. En effet, c’est d’abord Giancarlo Fisichella puis Fernando Alonso qui remportent les deux premiers Grands Prix de la saison (Australie puis Malaisie). Leur point commun ? L’Italien et l’Espagnol sont tous deux pilotes du Team Renault. Ce qui ressemble d’abord à une meilleure gestion des essais d’avant-saison se transforme rapidement en un tube de l’année. Les voitures bleu et jaune dominent les McLaren de Montoya et Raikkonen mais surtout les Ferrari de Schumacher et Barrichello. L’Allemand ne gagne qu’une fois en dix-neuf courses. Fernando Alonso est vite lancé vers un titre. A 23 ans, il serait le plus jeune à le remporter…

Coupe de France 2012, Quevilly OM
Les amateurs de Quevilly éliminent en quarts de finale de la Coupe de France 2012 l'Olympique de Marseille, en prolongations. Crédit : [Maxppp].

2012. Après Calais il y a deux jours, place à une autre épopée en Coupe de France. Il y a huit ans, c’est un petit club normand qui vise la lune. L’US Quevilly réalise un authentique exploit en quarts de finale de la compétition. Après avoir sorti une Ligue 2 (Angers, 1-0, 16e), puis une formation du même rang (US Orléans, 2-0, 8e), le club de National, dans un stade d’Ornano plein, tient tête à l’Olympique de Marseille (3-2, a .p.). Après avoir ouvert le score d’entrée de jeu, les hommes de Régis Brouard concèdent l’égalisation dans les dernières minutes par Loïc Rémy (85e). Dans la deuxième période de la prolongation, Quevilly reprend les devants, avant que Rémy n’égalise dans la foulée. A trois minutes du terme, les Quevillais compostent leur billet avec un dernier but. Deux ans après une première épopée (demi-finale, trois clubs pro éliminés), le club normand intègre le dernier carré. Et ce n’était pas terminé…

Mathéo RONDEAU

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