A travers le retro - le 22 mars

Il y a... 17 ans : Paolo Bettini ajoute Milan/San-Remo à son palmarès

Paulo Bettini fait parti de ces cyclistes qui font partie des champions d'exception capable de briller sur tous les terrains. Alors, après avoir approché la Primavera (5e en 2001, repris à 700m de la ligne en 2002), Paulo Bettini est prêt pour sa grande conquête. Enfin débarrassé de Michele Bartoli son ancien encombrant leader, mais aussi de Johan Museeuw depuis l'année 2002, il est libre ! Libre d'aller conquérir la Primavera ! Depuis trois ans, Milan San-Remo est cadenassée par les sprinters vexés d'avoir été dupés par Andreï Tchmil en 1999. Il faudra ruser pour déjouer la vigilance d'un Erik Zabel décidé à gagner et encore gagner où encore celle d'un Mario Cipollini, décidé à conserver son titre ! 

Scénario classique sur cette Primavera ! Une échappée devant, le peloton qui contrôle tranquillement. Jusqu'au regroupement. Et le Poggio, lieu saint où les attaquants peuvent déjouer le sprint presque inéluctable. Danilo Di Luca tente sa chance dès le pied de la bosse. Le jeune et futur sulfureux italien n'a pas encore le palmarès qu'il aura plus tard, mais son attaque est prise au sérieux et attise les braises. Le peloton monte à fond comme à son habitude. Di Luca ne prendra jamais plus de 10 secondes. Giordani tentera de contrer en vain. Jusqu'à cette double attaque Paolini/Bettini. Les deux coéquipiers sortent du peloton avec un autre Saeco, Mirko Celestino. Le coup est parfait, personne ne peut accrocher les roues. Les trois hommes reviennent et déposent Danilo Di Luca. Derrière les contre-attaquants tentent leur chance mais c'est trop tard. En tête dans le Poggio, il faut désormais résister ! Luca Paolini effectue un merveilleux travail pour son leade, qui n'a aucun mal à lever les bras sur la ligne d'arrivée. 

Trois ans après Liège-Bastogne-Liège (qu'il remporte aussi en 2002), Paolo Bettini ajoute un secon monument à sa brillante carrière. Il y ajoutera un titre olympique dès 2004, mais aussi un titre mondial en 2006 et 2007 et un 3e monument, le Tour de Lombardie 2006, une course qui forgera définitivement sa légende ! Monumental !

Ca s'est aussi passé un 22 mars

2012. A l'instar de Camille Muffat, Yannick Agnel débute sa fantastique année 2012. Pour la première fois de sa carrière, il remporte le titre de champion de France du 100m nage libre. A 19 ans (on a oublié à quel point ce nageur était précoce) il s'offre le titre sur une des discipline où la densité est la plus fort en France, face à des Alain Bernard, Fabien Gillot et autres nageurs qui seront sur le toit olympique avec le 4x100m français à Londres. Un début d'année fantastique avec la consécration olympique au bout. En plus du 4x100 avec le collectif tricolore, dont il est à la conclusion en avalant Ryan Lochte dans une dernière ligne droite de légende, il remportera le 200m nage ibre, face au même américain. Les consécrations partent parfois de petit déclics, ce titre sur 100m nage libre aux France en fut un assurément. On le pensait parti pour régner sur la natation mondiale, mais il choisira prématurément de mettre fin à sa carrière.

2007. Il a pris une grande claque aux J.O. de Turin où il se qualifiera lui même de "petit con", Brian Joubert prend une revanche éclatante lors des mondiaux de patinage artistique disputés à Tokyo ! Ce sera le premier et unique titre de la très belle carrière du Poitevin. Au-delà du titre mondial, il clôt ainsi une saison où il a été invaincu de bout en bout. L'apothéose de sa carrière.

2018. Martin Fourcade remporte le 7e et dernier gros globe de son immense carrière. S'il ne clot pas totalement son immense palmarès (il a réalisé une grosse année 2020), ce sera le dernier classement général du Catalan, qui a du accepter émergence de Johannes Boe.

Etienne GOURSAUD

 

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