Football, ski, coronavirus : [Top 3 du week-end]

Peut-on enfin croire à l'OL ?

L'Olympique Lyonnais a enchaîné trois victoires de rang ! C'est assez rare pour être souligné cette saison. Alors peut-on dire que cela va mieux du côté des Gones ?

Les Lyonnais sont des adeptes des fins de saison en boulet de canon ! L'an passé 9 victoires 1 nul 1 défaite et il y a deux saisons 8 victoires 2 nuls 2 défaites. Lyon termine fort et a accroché systématiquement la Ligue des Champions. Et cette victoire peut amorcer une esquisse de remontée. Actuellement à 6 points de Lille 4e et à 7 points de Rennes 3e, la tâche sera rude mais pas insurmontable pour les Lyonnais. Qui semblent enfin avoir trouvé un équilibre au travers de deux recrues. Bruno Guimaraes apporte ce travail de relayeur qui manquait aux Lyonnais depuis la blessure de "JRA". Il permet à Houssem Aouar de jouer plus libéré et plus dans son style d'électron libre, n'ayant plus à effectuer le travail ingrat ! Il a aussi bonifié Lucas Tousart ! Karl Toko-Ekambi apporte lui cette percussion ! On peut aussi noter un excellent état d'esprit contre la Juventus, où Lyon a souffert en seconde période, sans craquer et ce, grâce à une véritable solidarité collective, élément qui a souvent manqué cette saison ! 

Cependant il ne faut pas s'emballer. Ce n'est pas la première fois de la saison que les Lyonnais semblent sortir de l'ornière avant d'y replonger ! L'enchaînement de matchs va être important, avec la réception ce soir de Paris, qui aura à coeur de montrer sa suprématie et un déplacement périlleux à Lille, l'une des bêtes noires de Lyon. En cas de défaite en terre lilloise, ce serait un coup rude pour les hommes de Rudi Garcia, dont les compos ne convainquent toujours pas les supporters. Il est trop tôt pour vraiment estimer que l'Olympique Lyonnais est sorti de l'ornière. D'autant que, que ce soit le match contre la Juventus où contre l'ASSE, les Lyonnais se sont essouflés en seconde période. Ils auraient pu perdre contre la Juve et n'ont pas montré de la solidité à toute épreuve contre les Verts.

Pinturault devient un "Géant"

Alexis Pinturault trouve que "les victoires sont plus importantes que les points". Ce qu'il veut dire par là, c'est que collectionner les accessits de manière à viser le général sans ne jamais lever les bras ne l'a jamais intéressé, au contraire de la gagne. Après, quand on peut combiner un peu des deux sur un week-end... Sept jours après sa mauvaise expérience japonaise à Naeba, où il avait peiné sur le géant (15e), le skieur tricolore regagnait sa deuxième terre, l'Autriche, et retrouvait une station qui lui avait toujours réussi, Hinterstoder, où il marqua ses premiers points en Coupe du monde et remporta deux géants en 2016. Un retour aux sources pour un carton plein qui pourrait avoir son importance quant au destin de cette saison qui se conclura dans trois semaines à Cortina d'Ampezzo.
Malgré des chamboulements météorologiques vendredi qui ont bien failli compromettre la tenue de l'ensemble des épreuves du week-end, les organisateurs sont parvenu à réorganiser les trois courses pour conserver un maximum d'équité dans un hiver où déjà deux compétitions avaient été annulées sans être replacées. Super-G, combiné et géant ont donc bien pu se tenir, dans cet ordre. Sur une piste hyper rythmée, tendue, que l'ensemble des coureurs a couru sur un fil (en attestent les nombreux abandons sur chute), Alexis Pinturault a terminé samedi quatrième d'un Super-G remporté par Vincent Kriechmayr. En plus d'une excellente performance chronométrique, classé au milieu de cadors de la vitesse (dont il pourrait faire partie s'il disputait l'ensemble des épreuves), le Français grappillait déjà de gros points sur le dossard jaune Aleksander Aamodt Kilde, tombé après un tiers du parcours, et sur Henrik Kristoffersen, admirable 22e pour une première expérience en la discipline.

Perrine Laffont également

Voilà le recordman français de victoires en Coupe du monde qui faisait le plein de confiance avant sa course se prédilection dimanche, le combiné. Il n'en fit qu'une bouchée. Imperturbable sur le Super-G matinal, légèrement raccourci, et deuxième à 23 centièmes du suisse Mauro Caviezel, Pinturault devançait avant même le slalom ses deux rivaux Norvégiens. Avec le meilleur temps de l'épreuve technique, il assurait rapidement un nouveau succès cette saison. Loin de ses standards sur slalom, Kristoffersen devait se contenter de la onzième place tandis que son compatriote Kilde montait sur la boîte (3e) et limitait la casse.
Et pourquoi s'arrêter en si bon chemin ? Vingt-quatre heures après sa dixième victoire sur combiné en carrière, record historique au passage dans ce format, et la validation d'un quatrième globe de cristal de la discipline, Alexis Pinturault s'avançait en grand favori pour le slalom géant. Aussitôt dit, aussitôt fait, le voici qui assommait d'entrée la concurrence après un premier run impressionnant, Filip Zubcic, lauréat à Naeba, étant le seul prétendant sous la seconde. Pendant que Kilde sauvait les meubles en deuxième manche (6e final), Kristoffersen assumait son statut de leader du globe de géant en remontant de la 8e à la seconde place. C'était avant le passage d'Alexis Pinturault. A peine menacé par le chrono de Zubcic durant l'enchaînement des portes, il conservait une demi seconde pour enchaîner un deuxième succès en deux jours.
Plus encore, grâce à ce sixième triomphe de l'hiver (troisième en géant), le vingt-neuvième en carrière (10e palmarès de l'histoire et premier en activité), il a pu effectuer un immense bond au général. En un rien de temps, il est passé de la troisième place à plus de cent unités de Kilde au dossard jaune de leader, vingt-six points devant le Norvégien. En bonus, il revient à seulement six points de Kristoffersen concernant le globe de géant. Cet incroyable week-end sans faute lui permet de redevenir maître des opérations.

Mais aussi d'être le nouveau chassé, alors qu'il reste huit courses, dont six où il pourrait être au départ. Dans six jours, peut-être s'alignera-t-il sur le Super-G de Kvitfjell. Si jamais il n'y participait pas, cela serait une aubaine pour Kilde, qui reprendrait assurément la tête. Autant dire que cette lutte est loin d'être terminée, et qu'elle devrait être indécise jusqu'à la toute dernière course.

En parlant de globe, profitons-en pour souligner l'exploit de Perrine Laffont, double tenante du titre déjà du général de la Coupe du monde de ski de bosses, et qui a validé ce week-end une troisième victoire. Et ce avant même de disputer les trois dernières épreuves de la saison ! Vainqueur à sept reprises en neuf manches cet hiver, troisième samedi à Shymbulak au Kazakhstan, elle a d'ores et déjà réussi son objectif. Il ne reste plus qu'à l'exploser, si ce n'est encore fait

"Coronannulés"

Quel est le point commun entre le semi-marathon de Paris, les championnats de France de cross où encore certains matchs de série A italienne ? Tous n'ont pas eu lieu ! La psychose autour du Coronavirus s'intensifie ce qui pousse les autorités à annuler les divers événements ! 

Cela pose bien des interogations quand à la suite des choses. La Ligue des Champions ? La saison cycliste ? Tout va être remis en cause à cause de cela, y compris les Jeux Olympiques qui auront lieu au mois de Juillet/Aout à Tokyo, proche du foyer initial en Chine ! On a une grosse pensée pour les nombreux coureurs retenus aux Emirats Arabes Unis mis en quarantaine suite à "l'UAE Tour". David Gaudu, Arnaud Demare, Stéphane Rossetto, mais aussi staff, attachés de presse bloqués dans les hôtel. La frustration est grande pour ce petit monde ! 

Quel sera la suite ? On peut désormais craindre le pire !

Etienne GOURSAUD et Mathéo Rondeau

Partager cet article

Repost0
Pour être informé des derniers articles, inscrivez vous :

Commenter cet article