Jeux Olympiques reportés à 2021 : La réaction des sportifs

C'est officiel, les Jeux n'auront pas lieu cette année. Le CIO et le gouvernement japonais sont parvenus à un accord pour reporter d'un an, le plus grand événement sportif. Depuis six mois, A Travers Le Sport vous a proposé des portraits de sportifs, de sportives qui visaient l'échéance en 2020. Voici la réaction de certain(e)s d'entres eux(elles) suite à ce report.

Clémence Beretta (marche athlétique, qui visait une première participation) :

"C'est un vrai soulagement et j'ai l'esprit tranquille désormais. Même si je savais que la décision allait être prise, j'attendais vraiment l'officialisation de la nouvelle. Désormais je vais mieux vivre le confinement et moins me poser toutes les questions que je me posais, sur comment j'allais pouvoir créer un nouveau pic de forme en peu de temps pour me qualifier. Maintenant c'est le nouveau casse tête est de savoir comment découper la saison. Vais-je faire une coupure maintenant ? Si oui, cela veut dire que tout Juillet-Aout, je ne prendrai pas de vacances. C'est assez spécial et inédit comme situation. On va prendre la semaine avec mon coach pour savoir comment on va s'organiser dans les mois à venir."

Wilhem Bélocian (110m haies, qui briguait une seconde olympiade)

"Je viens d’apprendre la nouvelle, J’attendais beaucoup de cette saison 2020, comme je pense un grand nombres d’athlètes, mais je pense que la santé n’a pas de prix et c’est la meilleure des choses à faire de reporter les JO par rapport à la crise sanitaire que traverse le monde actuellement. Et en même temps j’ai envie de dire que ça soit en 2020 ou 2021 l’objectif et l’émulation ne changent pas. 
De plus, On ne sait pas quand cette épidémie s’en ira donc conserver les jeux c’est d’être dans une crainte perpétuelle c’est qui n’est pas bon pour nous et notre préparation. 
Je pense à toutes les familles qui sont en train de vivre une épreuve compliqué dans un premier temps et aussi à l’égalité pour la préparation entre sportifs."

Charline Picon (voile olympique, championne olympique 2016) :

"Il y a plein de questionnements. La priorité n’est pas les Jeux et c’est compliqué d’en parler. On nous avait dit que ce serait décidé dans quelques semaines. La nouvelle tombe finalement. C’est la bonne décision, Juillet c’tait trop proche pour le vivre pleinement, si le virus était éradiqué, voire c’était dangereux de relancer des épidémies. On repart pour un an un an et demi, alors qu’on était dans la dernière ligne droite. Il faudra repenser le plan. Cela laisse des questionnements. Je ne sais pas du tout ce que va décider le comité français, si on garde ceux déjà sélectionnés. Je n’ai pas les réponses à tout cela. Au vu ce que j’ai montré j'espère que la sélection ne sera pas remise en cause et ci elle l’est, j’ai toutes les cartes en main pour la suite".

 

Mélina Robert-Michon (lancer de disque, vice-championne olympique 2016) :

"Ce sont des sentiments mélangés. Il y a du soulagement, car on ne savait pas combien de temps cela durerait. Mais en même temps, il y a un peu de frustration car c'est une année qu'on attendait avec impatience et qu'on préparait depuis longtemps. On nous enlève ce plaisir. Après il y avait un immense manque de visibilité quant à la fin de la période de confinement. Si elle devait durer un mois ou plus, cela changeait beaucoup de choses. Il n'y aura aucune remise en cause de ma participation en 2021 (NDLR : Mélina Robert-Michon avait annoncé qu'elle continuerait au moins jusqu'en 2021). Après ce sera dur pour tous les athlètes dont les JO était leur dernière échéance. De mon côté, cela me laissera une année en plus pour me préparer.

Fanny Quenot (100m haies, visait une première participation aux JO) :

"Maintenant, on sait ! Même si on s'en doutais. Il ne reste plus qu'à savoir la date officielle du report, mais dans tous les cas, comme tout le monde, avec tous ces changements, on va devoir revoir les plannings et les plans d'entraînements avec ma coach. C'était bien plus prudent de reporter les JO par rapport à la situation mondiale. Le sport n'est plus la priorité. On s'adapte et on fait avec, on n'a pas le choix. L'essentiel c'est que la crise sanitaire cesse pour que les choses reprennent leur cours normal."

 

 

Propos recueillis par Etienne GOURSAUD

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