Les cinq compétitions préférés d'Etienne Goursaud

Pour ma part, j'ai choisi de faire quelque chose d'un peu plus spécial. Les cinq épreuves ne sont pas forcément mes préférées, mais les cinq dont j'ai pris le plus de plaisir à suivre durant tout mon parcours. Seul une course échappe à la règle.

Le Tour Poitou-Charentes 2017.

Quel est le point commun entre Nans Peters, vainqueur d'une étape du Giro 2016 et Mads Pedersen, le champion du monde 2019 ? Tous deux étaient échappés vers l'étape menant vers Roumazières, lors du TPC 2017. Les deux ont fait forte impression. Le jeune danois remportera même le chrono et l'épreuve, en devant (s'il vous plait) Jonathan Castroviejo. C'est la première course cycliste que j'ai eu l'occasion de suivre. C'est surtout pour rappeler l'importance de ces courses d'échelon "inférieurs" qui sont très importantes pour le cyclisme mondial. Placé fin aout, c'est l'occasion pour les équipes d'y incorporer des stagiaires. Ainsi, on a vu la même année quelques coureurs comme Benjamin Thomas ou encore Bruno Armirail y faire leurs armes. Deux coureurs évoluant en World Tour désormais, avec un certain succès. Dirigé par Alain Clouet, je suis heureux de voir que, malgré la crise actuelle, il devrait perdurer dans le calendrier. Dans un contexte ou le Dauphiné risque d'être axé montagne, l'édition 2020 peut servir d'excellent terrain de jeu pour les sprinters, afin de faire leurs armes avant le Tour de France. En temps normal, il sert plutôt de prépa pour le GP de Plouay. On en revient à 2017, un certain Elia Viviani y remporte deux étapes, avant de gagner en Bretagne. L'occasion aussi de retrouver l'excellent Daniel Mangeas aux commentaires. Fin aout rime aussi avec les dernières grosses chaleurs de l'été, ce fut le cas sur les trois TPC que j'ai pu suivre. Peut-être pas le top quand on est coureur, mais très sympa pour tous les suiveurs. La convivialité y est de mise également, lors des repas du midi ! Bref beaucoup de plaisir à suivre ! 

Championnats de France de cross 2016.

Bien que de plus en plus délaissé par nombre de pratiquants à l'échelle départementale, qui lui préfère le trail (à mon grand regret), le cross reste très prisé par les athlètes de plus haut niveau, dont les "France" reste une Mecque du coureur à pied. L'édition 2016 était au Mans, ceux qui y étaient pourront témoigner du froid glacial toute la journée, mais aussi de l'énorme averse en fin de course. Mais c'est surtout une édition marquée par la boue sur le parcours, avec beaucoup d'athlètes qui ont perdu leurs pointes ce jour-là (dont Jimmy Gressier). Cela permet aussi aux plus jeunes coureurs de s'étalonner face aux autres meilleurs Français. C'est aussi la démonstration de Cassandre Beaugrand en junior, de la superbe course de Vincent Luis sur le cross long. Les France c'est aussi 15000 personnes qui rassemblent dans une ambiance extraordinaire. Chose dont on aura été privé cet année, la faute à ce maudit coronavirus. En espérant que la fête n'en soit que plus belle sur les prochaines éditions. 

Championnat de France Elite d'athlétisme 2016 

On bascule encore à un autre niveau ! L'amoureux de la piste que je suis (désolé les routiers et traileurs) se devait au moins une fois d'assister à des Championnats de France Elite d'athlétisme. J'y suis allé en 2016, à Angers. Année olympique oblige, aucun athlète n'a dérogé à la règle. Ce fut donc de superbes affrontements avec quelques gros points chaud comme les 9''89 de Jimmy Vicaut (hyper impressionnant à voir courir en vrai, tant il dégage une puissance). Renaud Lavillenie et ses 5,95m. Là aussi très grosse ambiance le samedi et le dimanche avec la venue de bon nombres d'écoles d’athlétisme. Faîtes découvrir aux jeunes et le plus tôt possible, ce qu'est une grande compétition. Rien de mieux pour les fidéliser et en motiver certains pour prendre la relève. J'ai pu également rencontrer Stéphane Guy, très décrié sur les réseaux sociaux, mais absolument adorable en "off". Il ne prend pas les jeunes journalistes de haut et se montre très prompt à la discussion, tout comme Stéphane Caristan très accessible et avec qui on a pu discuter athlétisme. Une superbe expérience et une superbe compétition.

Championnats d'Europe en salle d'athlétisme 2011

On change un peu de contexte. Je n'y étais pas en tant que journaliste (j'étais encore au lycée) mais en tant que "invité" par le Comité Charente Athlétisme. D'où l'importance d'inviter des jeunes à de grandes compétitions. Cela se fait encore aujourd'hui, j'en suis ravi. Les Europe en salle étaient à Bercy en 2011. Quelle grande fête pour l'athlétisme français. J'ai été marqué par les 6,03m de Renaud Lavillenie, ce qui constituait alors un nouveau record de France. Voire une barre aussi haut, l'athlète doit se sentir tout petit et au pied d'un Everest perche en main. Mais le voire enrouler cette barre qui reste tout en haut est une image qui restera gravée dans ma mémoire à jamais. Né en Charente, Renaud Lavillenie a de ce fait, toujours eu une certaine place dans mon coeur. Mais aussi par l'énorme course de Leslie Djhone sur 400m. Trop souvent frustré, il a fait ce jour-là une course de patron pour aller empocher le titre européen, record de France à la clé, dans une salle en feu comme j'ai rarement vu. J'ai compris ce que voulais dire "être porté par le public". Je n'y étais que le samedi, donc je n'ai pas vu le record du monde de Teddy Tamgho ni le titre aussi exceptionnel qu'inattendu du relais 4x400 garçon. Une compétition de dingue marquée par de très belles performances françaises ! 

Le Tour de France 

Je rêverais de suivre cette course, la plus belle du monde à mes yeux, la Mecque ultime du cyclisme. Qui passe dans ma région cet été ! Peut-être que je serai de la partie. Cette course me fait rêver depuis 2004 et l'épopée de Thomas Voeckler (sa première en jaune) avec l'image du petit Français qui résiste au grand Lance Armstrong. Cela coincide avec les beaux jours de juillet (cette année décalé avec le corona...). On est en vacances où on est pas loin de l'être en général. On a plus de temps devant soi pour admirer l'effort des coureurs tout en contemplant les paysages. Car on ne se rend pas vraiment compte, mais la France est belle de ses variétés avec ses côtes et ses reliefs. Les grands exploits passés restent dans l'imaginaire des gens également ! Le Tour de France forge les légendes et fait vibrer le public au fil des années. Alors les coureurs ne sont sans doute plus des "rockstars" comme l'étaient des Bernard Hinault ou des Raymond Poulidor. Depuis Hinault, aucun Français n'a remporté le Tour de France et les scandales de dopage sont passés par là pour écorner l'image des cyclistes. Mais quand on voit l'engouement autour du Tour de Pinot et Alaphilippe, je me dis qu'il ne manque pas grand chose pour refaire pencher la balance ! 

 

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